La mort, ou ce que tu t’imagines quand t’es bourrée.

La soirée s’etait bien déroulée, pour une fois je me suis occupée de ranger l’apero a la place du service. Ca change un peu! Je me suis empressée de finir! J’avais envie d’aller a c’te soirée. Ressentir cette presence nocivement sucrée, et ce jeune suisse etranger qui me semblait plein de bonnnes volontés. On s’est rendu la bas avec deux collegues. J’attendais finement, l’arrivee de ce bel inconnu. La musique ne m’enjaillait pas autant que les derniers soirs. Mais ces presences me reconfortaient enormement.
J’ai passé plus de temps derrière le bar a demander des verres, ou a la salle des fumeurs pour me caler a discutailler qu’autre chose. Parfois je voyais son regard tendre me pieger, mais je ne pouvais disuctais avec lui. Son haura m’emprisonnait au mauvais moment. J’ai pu enfin discuter avec cette jolie blonde aussi vivante qu’un oiseau qui chantonne l’air que tu veux entendre toute la nuit. Elle semble avoir une vie tres active, aussi folle qu’elle. Elle m’epate. J’ai envie de lui dire que j’aimerai bien la revoir. Mais le regard de ce Belge me contracte la circulation.
J’ai pu aussi parler a la petite black de la cuisine, bien qu’on avait un peu commencer la semaine presedente. On peux entremeler nos histoires de tolards, enfin, nos histoires de familles dira-t-on. Elle me donne une energie conservatrice, et relativement seine.
Perdue dans le flux de l’action, les deux choupettes me proposent de les suivre, des gens vont manger quelque part. Mmmaaannger ou ca ?! Je les suis follement, esperant peut etre que son regard mieleux etait parti dans cette direction.
Le trajet me parrait long, elle discutent gentiement, je n’y prend que peu parti, mais je suis heureuse de passer un morceau de temps avec elle. Je ne les vois pas beauvoup durant la journée.
Une ambuance..
Je n’ai pas bien vu, j’ai cru reconnaite une femme avec des erraflures sur le visage, allongée sur le sol, subissant les mouvements des ambulanciers.
Juste derriere elle, sur le bord du trotoire, une homme est assis. Son adorable petit toutou assis a coté de lui. Son chien dégage un amour si chaleureux, que je ne peux m’empecher de me retourner plusieurs fois. Voir son regard accompli.
J’entonne aux filles que moi j’y retourne. Peut etre pourrais-je retomber sur ce tendre Suisse.
Le retour. L’adorable toutou. Ckkshii, ca me glace le sang, j’ai envie de lui attraper les deux joues et de le pendre dans mes bras.
L’ambulance est toujours la. L’onde me prend le souffle. Je ne regarde pas, je ne veux, mais j’appercois comme un drap qui se glisse sur son corp insatisfait.
Mon pas s’accelere. Est-ce reelement une personne qui ne respirera plus sur cette terre, un etre qui ne partagra plus jamais ses emotions avec les notres ?
Je pars. Je dois trouver quelqu’un, je dois en parler! Je dois l’ecrire!
Je cours. J’arrive devant les autres, la jeune et mignonne petite creature ecoute mon recit mais ait trop fragile pour le vivre. Je veux voir Binta. Je rentre en trombe. Elle est occupée, c’est pas grave. Me voila déjà rassurée.
Je me fond dans la melodie. J’ai tres peu danser ce soir la, je l’ai fait remarqué a pierre-alexandre a un moment d’ailleurs. Et j’ai pu apprecier ce bon Dawood aussi!
J’ai ete voir le chef a plusieurs reprises (je lui devait quelques verres), toujours assis dans le bon canape installé dans le coté chill-out.
Pierre-alexandre avait cette femme dans les bras, pleurant comme si sa vie lui avait echappé. La vague mortuaire a retraversé mon corps comme une lame aurait assechée un porc. Non.. ne me dit pas qu’elle connaissait l’Allongée-pres-de-l’ambulance? Tellement dechainee.
Plus tard elle est repassée dans mon champ, elle a parcouru mes bras, j’ai essayé de lui donné toute le forte tendresse que ma force me permettait de lui donner. Et..encore plus tard, je lui ai demandé son nom apres l’avoir vu déambulé, sa culotte preponrante, et apres avoir chanter « partir un jour » des 2be3 avec elle. Je ne m’en souviens pas. Hmmm, j’essaye, mais non vraiment pas. (J’essaye ne ressemblerai pas plus a « i’m trying » et j’essaie a « i try » ?)
Elle a les cheveux chatains qui lui remontent la nuque et lui donne une posture desinvolte.
L’ascenseur emmotionnel de la petite coquine avec ses pleurs et ses rebellions m’ont refroidit.
Je veux rentrer.
Je pars assez rapidement.
Je fais quand meme un petit Namasté! aux deux instigateurs de la soirée. L’engrenage repreeeesente!
Le suisse ne viendra plus a cette heure. Et le belge est parti depuis trop longtemps.

Cette experience m’a donné froid au coeur. Comme j’ai besoin d’aimer quelqu’un qui m’aime en retour.

« La morale de cette histoire, s’il y’en a une : c’est que chaque personne à sa moitié sous la lune. »

Quand j’ai regardé par la fenetre apres avoir ecrit cet article, le soleil se levait.

ps: J’avais tellement besoin d’ecrire a un moment que j’ai demandé un stylo au bar. Et voila ce que je viens de retrouver dans mon sac.

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