Ces histoires dont on ne veut pas entendre parler.

Avec Emile on a décidé d’aller au lac ce jours – là. Il faisait chaud, très chaud. Je me suis enroulée dans une tranche de jambon et me suis mise à gémir face à une belette. (Quand Emile ecrit dans mon cahier) J’avais une folle envie de me rafraîchir. On a prit la seat, il connaissait un endroit sympa. Avec les toutous les plages nous sont interdites. Sur le trajet nos trois compagnons eument l’air par les fenêtres, l’odeur de la liberté. Il y a une petite bande de terre pour se garer au bord de la route avant de descendre raide sur une dizaine de mètres pour accéder au doux lac d’Aiguebelette de nos fraiches campagnes. Je laisse toujours la laisse à Yahweh pour quand on descend de la voiture, comme ça il ne s’echappe pas subrepticement. En bas j’enlève mes chaussures après avoir détaché Yaya. Les deux loulous d’Emile sont déjà dans l’eau. Yahweh est un peu plus peureux, il aboit, mais n’ose pas descendre de son rocher. C’est vrai que l’eau est profonde. Je m’imagine déjà me laisser flotter et sentir toute cette fraicheur envahir mon corp. Mon maillot de bain est dans la voiture, je remonte pieds nus. Yaya veut me suivre. <<-Reste avec Emile, loulou!>> Est-ce qu’il va me suivre? Je pourrais lui mettre sa laisse au cas ou… Il n’y en a que pour une minute. Arrivée en haut le chemin est plus court, alors j’attend Yahweh qui est deux mètres plus bas. Bien sur il ne vient pas, c’est toujours comme ça quand il sait que je vais l’attraper. Je lui demande d’attendre, court à la voiture, ouvre le coffre et là…j’entend une voiture arrivée derrière moi. Yahweh est en face de moi  <<-Yahweh c’est non!>> Il me regarde et a très bien compris ce que je lui dit, son oreille se tend. <<-Viens là!>> Je crie. La voiture passe comme un éclair. Yaya a disparu l’espace de quelques secondes. Ses couinements aiguës ont suivi le gros     <<-Pan>> lorsque la voiture a heurté mon Yahweh. Mon intuition l’a vu venir mais j’ai préféré écouter mon ego : <<-Il va m’écouter cette fois.>> Lorsqu’il a réapparu sa pate faisait un angle droit vers le haut, puis elle est tombée. Il a eu le reflexe de revenir sur le bord de la route, mais de là il ne bougeait plus, il me regardait et couinait toujours. Le sang s’est mis a couler de sa pate. J’ai attrapé du papier wc dans le coffre et j’ai couru entourer sa blessure. Je n’ai rien eu le temps de faire. Je lui crie dessus. <<- COMBIEN DE FOIS JE T’AI DIT C’EST NON LES VOITURES! Ca va pas la tête! Regarde ta pate maintenant ! On va faire quoi ?! >> Je crie et je pleure en même temps. Et lui il couine encore. Je dois l’amener au veto le plus proche. 

Emile est remonté en trombe demander ce qu’il se passe. Le chauffeur est revenu aussi poir s’excuser, je lui ai dit qu’il pouvait partir, mon chien a l’habitude de courrir apres les voitures, il n’y étais pour rien. Emile m’a trouvé un vétérinaire. Il m’a porté Yahweh pour le mettre dans la voiture. Sur le trajet je n’arrête pas de me repeter que j’aurai du attacher Yaya avant de remonter. Comment je peux demander aux gens d’agir consciemment si moi même je ne le fais pas ?…

Yaya a 16 points de sutures, 2 pièces de metal dans la pate. Une colerette pour une dizaine de jours. Et pas plus d’une heure de promenade par jour durant les deux mois qui arrivent. Il a eu beaucoup de chance finalement, ça aurait pu être pire. Merci à toi, notre bonne étoile

Un homme désespéré

L’histoire de mes expériences peut-elle servir à quelqu’un ? En tout cas l’oncle Dan est curieux et je suis ravie de l’entendre. En parlant d’utilité, je me souviens ce jour ou Schlomo a survolé mon blog et m’a fait remarquer que je racontais beaucoup de choses mais très peu de ressentis, d’émotions… Ou bien celui ou Timo m’a demandé « Mais tu ressens rien toi ?! » Bien sur que je ressens. Je ressens des émotions, des peurs, des douleurs, des sentiments, des sensations, je ressens même des connections parfois. Bon pour la plupart du temps j’ai besoin d’un peu de temps pour le réaliser…et encore plus pour l’exprimer. Comme si mes propres valeurs de vivre dans le présent étaient déjà un combat.

C’était durant mes trois semaines à Daramshala. Je venais de passer une nuit mouvementée, je suis sortie m’aérer. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il était dehors aussi et a entamé la discussion avec moi. Cet homme me semblait plein de bonnes volontés les jours précédents, mais ce matin là il avait besoin d’échanges et de réponses. Il me raconte qu’il travaille dans une entreprise ou il donne des conférences pour donner de l’ambition aux gens qui y assistent. J’ai appris plus tard qu’il s’agit en fait d’une grosse arnaque pour se faire de l’argent sur le dos de pauvres personnes usées par la vie. Ignorante, et ressentant son désespoir, je voulais seulement passer un moment avec lui pour l’aider dans sa quête de vérité. Il me dit aussi qu’il voit peu sa famille et surtout son petit garçon. Il a besoin de changement. Il a fait un cours de méditation deux jours plus tôt et me confit que ses démons l’ont hantés tout du long. Il me dit qu’il me trouve sereine et me demande ce qui moi me rend heureuse. Nous sommes assis sur le rebord de la terrasse, je regarde la vallée ensoleillée en face de nous. Je dois hésiter quelques instants car il ajoute qu’il ne veut pas entendre ce que j’ai appris pendant ma formation de yoga. Je lui ai répondu que j’adorais passer du temps avec mes amis, sentir que je suis utile pour les autres me fait me sentir bien et la réponse n’en est pas si loin. J’ai conscience que la plupart du temps des choses se passent autour de moi sans que je n’y puisse rien changer. Mais aussi que je suis maître de ce que je fais et que je peux faire la différence entre ce que je ne peux simplement pas faire et ce que je suis capable de réaliser. Se donner la force de ce que l’on veut, c’est se rendre heureux.

Plaisirs éphèmeres 2/2

Les soirées s’entremêlent. Elle tourbillonne sur la piste. Mon sang est débordant d’alcool. Je ne veux pas qu’elle imagine quoi que ce soit avec moi, je lui rappelle souvent mais elle lève les yeux au ciel comme si elle s’en foutait. Je veux juste garder contact avec elle, parce qu’elle me fait rire. Nous avons du passé 3 ou 4 nuits tous les deux, j’ai appris à la caresser comme elle aime. La musique est tellement assourdissante que je me penche au dessus d’elle pour lui chuchoter « Tu danses avec tous le monde mais tu sais avec qui tu vas rentrer. » Je ne sais même pas si j’en ai envie mais j’aime m’allonger contre elle et me dire qu’elle fera ce que je lui demande. On a rie et on a rie encore, entre quelques ébats on se partage quelques moments de vie. Ce soir là, on fête le départ de mon bon ami, et bien sur on ramène la brunette à la maison. Elle est un peu fatiguée cette nuit-là, mais elle nous suit quand même. On échange des banalités comme à notre habitude autour d’un verre de vin. L’eau de la douche se met à couler, elle suit mon acolyte et me demande de les rejoindre. Son petit corps nu m’appelle. On est serrés tous les trois, il fait bon. Elle nous embrasse chacun notre tour et s’accroche à nous comme un petit singe. Je lui fourre mes doigts à l’intérieur et l’eau ruisselante sur son visage elle jouit doucement. On a partagé un dernier verre avant d’aller nous allonger tous les trois. Elle est un peu trop extravagante, elle rit aux éclats. Pour faire partir la flemme, un peu de tendresse est nécessaire, surtout avec elle. Elle est allongée entre nous deux, comme à son habitude tournée vers moi. Je pose le bout de mes doigts sur sa cuisse et les remonte doucement jusqu’à ses fessiers, pour enfin caresser sa petite perle. Tout son corps se met à gigoter, elle gémit un peu en se mordant la lèvre inférieur. Elle nous caresse tous les deux. C’est dur pour moi de partager ses moments-là, a la fin je cois qu’elle m’entend car elle vient sur moi et oublie totalement notre partenaire. Son bassin remue au dessus de moi, elle prend appuie sur mon torse sans me griffer. Le timbre de sa voix se fait de plus en plus aiguë et quand elle se retire elle s’exclame « Haan, enfin! ».