Depuis que mon père est rentré.

Depuis que mon père est rentré je connais des ascenseurs emmotionels, etripée entre ma folle envie d’ici et d’ailleurs et le bonheur de voir son sourire me raconter ses histoires bringuebalantent, coincée entre l’envie d’écrire et le désir passionnel de l’écouter encore et encore… dans son monde.

« -Carole, je t’en ai pas parlé, c’etait un été, une belle femme. Elle m’a recalé complet. Elle m’a dit que d’habitude on s’embrassait puis après on baisait, mais là on s’était pas encore embrassé.
Avant mon séjour au centre pénitentiaire, j’étais déjà passionné par l’art sous toutes ses formes. L’architecture, la photographie, la peinture, la lecture, la bande-dessiné.
Qu’est-ce qu’ils  veulent ? Qu’est-ce que je leur ai fait de mal ? Pourquoi ils m’enferment aussi longtemps ? Je voulais juste fumer mon p’tit buzz en regardant mes belles et fidèles femmes grandir et fleurir, comme la lumière du soleil qui se lève chatoyante sur les plaines mouvantes.
Kkkkhhh. La grille se ferme, je ne respire plus.
La vie s’emmêle entre l’autoradio qui annonce fademment les dernières nouvelles et les cries barbares des co-pilotes qui meuglent des insultes.
Le temps est long, mon seul repère vivant se trouve dans les quelques mots que j’arrive à écrire au monde exterieur…
Je lui souris comme un enfant, mais il ne comprend pas. Dans la file de promenade, mes co-pilotes sont fades eux. Je voudrais courir et sauter, mais je suis le seul. Ici ils veulent juste leur bouffe et leur pikouze. J’essai de me fondre mais je suis ce que je suis. Tu te foues de ma gueule Lacoste? Mais il n’en ai rien.
« -Non mais je suis juste comme ça moi, je sourie à la vie. »
Mais il ne voit que mon allure nonchalante, faigniant la naïveté.
Après des heures, et des jours, et des semaines, perdu dans mon esprit solitaire, j’ai fini par reprendre des activités créatives pour ne pas me perdre dans cet abbatoire. J’ai repris le dessin, sur du papier journal (seul papier facilement accessible en ces temps durs), au fusain (envoyé gentiement par les rares admiratrices qu’il me reste). J’ai participé a des activités, comme le théâtre, la mise en oeuvre du journal, j’ai pu avoir accès à a la bibliothèque! J’ai demandé à ma fille de m’envoyer des photos de personnages connus. J’ai pu travaillé la lumière sur du papier kraft, avec du crayon gras au sépia.
-Mais elles sont chiantes ces femmes intrusives…
Le matériel me manque, quand je pense à ce que j’ai du recevoir chez moi, et ma peinture à l’huile qui m’attend depuis plusieurs années.
« -Et t’en as pas marre toi de garder ton calbut sous la douche? »
J’en viens à compter les jours avant ma sortie. J’ai hâte d’entendre les oiseaux chanter, voir le soleil se coucher derrière les arbres que j’appercois de ma fenêtre, écouter la musique que je veux quand je veux, observer la lune dans la lunette du telescope que les enfants m’ont offert pour Noël dernier. Entendre sa voix dans le combiné de mon téléphone, vivre en me racontant ce qu’elle vie.
-Pourquoi tu veux pas la baiser toi ? Ma fille me demande.
-Non mais faut que je me soigne…je veux me preserver…pour la femme que j’aime.
Dehors il fait froid et je ne vois personne que je connais devant la porte. J’attrape une cigarette… ha j’appercois ma fille qui marche rapidement, c’est donc elle qui me ramène. C’est comme ça que ça fini, ou que ça recommence, je ne sais pas nous verrons bien.
Il est bon de revoir sa famille après ces quelques mois.
Dans ma chambre, peu de choses ont bougé. Bien que le plupart de mon materiel informatique et photographique ait disparu, je suis heureux de retrouver mes montres, mes charlie hebdos et mes pinceaux…
La peintures à l’huile m’attend. C’est une nouvelle aventure artistique qui commence. »

IMG_6913.JPG
Mon manguier grandit. My mango tree is growing up.

Since my dad came back i know emmotionnels elevators, traped between my crazy desir to be here and there and the hapyness to see his wonderfull smile telling me about his storied, traped between writing and that passionel desir to listen him again and again…on his own world.

« -Carole, i didn’t talk to you about her, one summer, a wonderfull woman. She completely put me out. She told me usually we kissed eachother and then we fucked, but we didn’t kissed yet eachother at this time.
Before my stay at the penitantiary center, i was already crazy about every king of art. The architechture, the photography, the painting, the reading, the comics.
What they want ? Did i make something wrong to them ? Why they lock me up that much time ? I just wanted to smoke my little joint looking my faithful and gorgious women growing up with flowers.
Kkkkhhh. The metal gate is locking up, i can’t breath anymore.
The life get mixed up with last bad news from radio and wild scream from my copilots.

I can  count every seconds, my only pleasur is these few words that i can write to this out world.

I’m smiling to him like a child, but he don’t understand. At this wainting walk, my copilots seems so sad near to me. I would like to run and jump, but i am the only one. Here, they just want to drink and to take their drugs. I’m trying, but i am what i am. Are you laughing at me Lacoste ? But it’s not the way. « -Not at all, i’m just like that, i smile everytime. »

After hours,  days, and weeks lost in my mind, i finally started again my old habits. I restarted to draw, on newspaper ( the only kind Of paper i could Find) with charcoal (send by One of my nice followers). I participated in activities, such a theater, the implementation of the newspaper. I get access to the library! I asked to my daughter to send me pictures of famous characters. I worked on light brown paper, with grease pencil to sepia.

-But they are so intrusive these women…

I miss a lot of materials, i can imagine all things i received at my home, and my oil painting awaits me since several years.

-Are you not bored to keep your underpants on shower ?

Now  i count the days before my freedom. I miss to hear birds singing, the sunset that perceive behind trees from my window, listen the music that i want when i want, watch the moon on my telescope gifted by my children last christmas. Her voice in the handset of my phone, living and telling me about her life.

-Why ? You don’t want to fuck her? My daughter asks me.

 -No… I must look after myself …I want to preserve… for the women I love.

Outside it’s cold and there is nobody waiting for me. I grab a cigaret… Ha i perceive my daughter walking quickly. She is the one who pick me up at home. This is the end, or mayb ethe beginning. I don’t know, i will see.*

It’s good to see our family after these few months.

In my room, little has moved. Even if my photographic and computer equipment are gone, I’m happy to find my watches, my charliehebdo and my brushes.

The oil painting is waiting for me. That’s a new artistic adventure wich is beginning. »

L’audience infernale.

Dans la rue du tribunal, le soleil fait briller les pierres jaunâtres. Les gendarmes nous fouillent rapidement avant de nous laisser entrer. Nous patientons un moment avant de pouvoir entrer dans cette piece qui m’a troublé quelque peu durant l’audience. Dehors je suis plutôt a l’aise. Mise a part nous quatre, tonton Dan et maman sont là. Pierre, un ami d’arthur, et mon ex petit-ami que je considere maintenant comme faisant parti de ma famille est present, ca me rassure. La petit-amie d’arthur est ici aussi. Lucie nous dit que son copain devrait nous rejoindre plus tard. Je commence a sentir mon coeur plus fort lorsque Lucie me dit qu’elle a vu passé papa « il avait son regard de chien battu…mais tu sais, un vrai regard de chien battu.. ».

Lorsque nous pouvons enfin rentrer, une première petite pièce nous annonce la couleur. Nos pas résonnent sur le bois, accentués par la hauteur du plafond… La porte étroite nous laisse entrer un par un. Devant moi, mon petit frère hésite quelques secondes avant d’entrer, comme s’il n’était pas sur de vouloir y assister ou peut etre simplement pour se donner un peu de courage avant d’affronter un verdict douloureux. Je l’ai trouvé très fort ce petit Maxou, il a beaucoup grandi durant cette dernière année. La pièce principale est un véritable tribunal, s’en est pesque effrayant. Les murs et le sol boisés nous encerclent dans un monde qui me paraît ancien. Les bancs me rappellent ceux de nos églises, mais en plus robustes. Un long bureau au fond de la pièce attend la juge, la procureur et leurs acolytes de récréation. Une statue de pierre surplombe la pièce. A droite, dans la partie apparaissant comme innacessible, trois personnes sont déjà assises. Ils nous regardent entrer comme des animaux qui debuteraient un spectacle dans un cirque. Laquelle de ces otaries va faire tomber la balle du bout de son nez ? J’ai appris plus tard qu’il s’agissait des journalistes. L’un d’entre eux a du rediger l’article a propos de la sentence de Paul, un espece d’article a suspens débile avec le nom de papa a la fin, histoire de bien dramatiser l’histoire. Eeenfin, j’ai rien contre les journalistes mais bon.

Le silence harmonieux indien commence à me manquer à cet instant. Lorsque nos places se sont décidées (nous cinq devant, les amis, amour et maman derriere) et que les sifflements de nos habits frottants se sont tut, l’attente plus courte qu’à l’exterieur sembla plus longue à l’interieur. Tonton était à ma gauche, Maxou sur ma droite.

Tous le monde s’est levé lorsque les personnages sont entrés sur la scène, « vous pouvez vous assoir » a entonné la juge. C’est sur la gauche que papa est arrivé accompagné de deux gendarmes, les seuls personnages qui semblaient étrangement a peu pres réalistes dans le tableau. Paul avait le teint pâle, il était rasé mais ses cheveux longs pendoullaient et ondulaient derrière sa nuque. Je n’avais jamais vu mon père dans cet état, pris sur le fait, honteux de sentir les regards accusateurs de personnes méprisantes. J’aimerai lui crier qu’on en a rien à foutre ! Mais ça ne sert à rien… Je commence à comprendre que mon papa va vraiment aller en prison. Je carresse le dos de Maxou de temps en temps, de tonton Dan aussi. Parfois mes yeux deviennent humides, puis je les en empêche, je veux etre forte pour papa. Lorsque je le regarde, on se sourit naïvement, ça fait 3 mois qu’on ne s’est pas vus. Ils ont commencés leur guerre en comptant les billets qu’ils ont trouvé chez Paul. Ils mettaient tellement de temps à les compter que j’ai fait un signe de tête moqueur à papa, j’espere qu’il se souvient de la même chose que moi. Je me rappelle lorsqu’il me racontait la femme de la poste qui comptait les billets très vite comme si elle avait passée sa vie à le faire. Ce fût leur seule preuve physique, s’en est suivi des histoires de comptabilité, d’intérêts, d’explications fortuites sur la pratique considérée illégale de papa. Paul répondait aux questions calmement, prenant son mal en patience. La juge cherchait la petite bête pour l’enfouir sous terre. La procureur a pris la parole en répétant mot pour mot tous ce que la juge avait annoncé au debut de l’audience, comme si personne était au courant de ce pourquoi papa se retrouvait en prison, ou peut être pour prevenir quelqu’un arrivé en cours de route.

Je ne me souviens pas ce qui a été préconiser pour la sentence, je n’écoutais plus trop au bout d’un moment. Le fond de la salle me paraissait surnaturelle, le bois des murs et des bureaux donnait une impression de profondeur qui me piquait les yeux. La juge nous regardait un par un. « Vous savez monsieur Lacoste, en France, il s’agit de 20 ans de prison pour une affaire comme celle-ci normalement, j’espere que vous avez conscience de ça. » Elle aurait pu parler à un enfant qui ne s’était pas lavé les mains, le sons de ses mots auraient été les mêmes. La procureur était assise de profil et nous scrutait elle aussi, enfoncée dans son siège. Sa levre inférieur bombée lui donnait un air enfantin, elle semblait légèrement touchée par notre présence contrairement au discours accusateur qu’elle venait de chantonner. J’imaginais Paul dessinant ce drôle de personnage, complètement sorti de son contexte, seulement dans son fauteuil, mi-enfant mi-institutrice. J’aurai voulu prendre une photo de cette scène qui semblait un gouffre dans le parcours spirituel d’une âme insoucieuse.

Quelques phrases de livres que j’ai lu durant mon voyage me resonnent dans la tête. Si Paul s’est fait arrêté c’est que cela devait arriver. J’ai tellement réclamer à la vie qu’il m’arrive quelque chose, qu’elle a exaucé mon souhait. La souffrance donne naissance a une passion, qui s’exprime. Papa avait-il senti venir ce qui allait arriver ? Peut-etre l’a-t-il lui meme mis en scène inconsciemment ou non pour arriver à créer quelque chose de cette experience ? J’avais demandé a papa de resilier mon abonnement telephonique avant de partir pour 3 mois, je n’allais plus en avoir besoin. Il m’avait dit qu’il vendrait aussi ma voiture. Il n’en a rien fait. Je rentre, il n’est plus là, mais j’ai tous ce dont j’ai besoin : un toit sous lequel dormir, un moyen de communication, de quoi me deplacer… Allons il a simplement omis de le faire, il devait avoir la tête ailleurs. Il me manque déjà mais je me persuade que c’est un mal pour un bien. Une vieille page abîmée qui se tourne pour laisser place à une feuille blanche désireuse de couleurs et d’artifices…

Notre avocat s’est subitement mis à réciter son monologue, avouant les fautes de papa tout en scinglant l’injustice d’un acharnement inapproprié. Sa plaidoirie théâtrale laissait la juge impassible. Il semblait même qu’elle n’écoutait pas un mot de ce qu’il disait, comme si elle en était à la énième représentation d’un ennuyeux spectacle. Monsieur l’avocat défendait la brillance de l’accusé pour la conception et la mise en oeuvre de cette installation hydroponique, et ça me faisait sourire. Je ne l’ai jamais vu sous cet angle, mais plutôt comme un adorateur d’une plante jugée nuisible en France.

Une pause a été décrété avant le verdict final. Dehors un homme me demande si cela vient de se terminer, apparement le mari d’une stagiaire qui se trouve dans le tribunal. Il y a comme une onde paisible qui me carresse, je sais qu’elle va très vite s’échapper. Je pense à Timo, je lui aurai proposé de m’accompagner si il n’était pas à l’étranger.

Paul a pris 24 mois, dont 14 de surci. Il me semble que cela signifie qu’il doit rester 10 mois en prison puis que durant 14 mois il sera traité comme un jeune délinquant qui a fait des casses et tué 2-3 personnes sur son passage. Retourner à sa vie d’avant : travailler, gagner de l’argent pour manger, pour pouvoir travailler encore.

Avant de partir, les deux gendarmes nous ont laissé enlacer papa. Nous étions à la file indienne pour lui faire un calin un par un. Je pensais lui dire que Bruno, son ami de toujours, avait essayé de se liberer pour venir mais qu’il n’avait pas pu. Que nous allons tous bien et que nous avons la chance d’avoir les parents que nous avons. Qu’il ne devait pas s’inquiéter, que c’était sa volonté qui lui donnerait la force de vivre cet experience de la manière la plus optimiste qui puisse être. Je n’en ai rien fait. Lorsque mon tour est arrivé, j’ai littéralement fondu en larme dans ses bras. Je l’ai entendu me murmurer « En plus ca fait longtemps que tu m’as pas vu toi… ». Je sentais ses mains menottaient au niveau de mon ventre, il aurait voulu pouvoir me serrer dans ses bras. Je lui ai seulement dit que je l’aimais avant de courrir me refugier dans les premiers bras ouverts que j’ai trouvé.

Lorsque la voiture des gendarmes est parti, papa a retiré ses lunettes et à mis sa tête dans ses mains. Je ne l’avais jamais vu faire ça. Comme complètement déçu de lui même, de voir les personnes qu’il aime souffrir de son amour pour lui…

Mon père est en prison.

Le 10 avril en atterissant sur le territoire francais, en fin de journée, j’allume mon téléphone pour la premire fois depuis 3 mois. Un message de mon petit frere s’ouvre, me demandant quand est-ce que j’arrive précisément. Je ne me souviens pas du temps qu’il faisait ce jour-la. Je savais qu’Alex et mon parrain connaissait l’heure d’arrivée de mon avion.

Apres avoir récupéré ma valise, je suis le chemin de la sortie et tombe nez a nez avec Alex (mon ami cuisinier de Divonne, toujours a l’heure celui la). Je cherche des yeux Christophe, mon parrain, il n’est pas la. Devant l’aéroport, mon ami et moi etions en train de fumer une cigarette en s’enthousiasmant de nos retrouvailles. Mon téléphone a sonné. Peut etre qu’il s’agit de Christophe… Non c’est mon oncle. Il me demande comment je vais et si mon voyage s’est bien passé. Puis il m’annonce que Paul, mon pere, a ete incarcéré, que je dois rentrer le lendemain. J’avais prevu de passer 2-3 jours sur Paris puis de passer sur Lyon avant de rentrer a la maison. « Je rentre maintenant, j’vais prendre un train » lui dis-je. Il me repond que ca ne sert a rien, qu’il vaut mieux que je me repose avant de rentrer. J’acquiesse de maniere infantile, me rendant compte de l’absurdité de ma reponse.

Je ne trouve pas bien mes mots lorsque j’explique a Alex ce qui se passe, Dan ne m’a pas donné beaucoup de détails il faut dire. Je dis a Alex qu’il vaut mieux que je m’assoie. Qu’est-ce qui se passe ? Je ne le sais pas, et c’est bien ce qui dois m’inquieter. Je convient finalement avec Christophe que je le rejoindrai le lendemain, je vais passer la soirée avec Alex. Mon parrain me conseil d’appeler mon frere assez rapidement. Ma soeur m’appelle pour me souhaiter la bienvenue en france.
Alex et moi avons ete voir la tour eiffel, avant de rentrer dans sa chambre d’hotel. J’ai l’air inquiete et Alex tente de me rassurer du mieux qu’il peut.
Apres quelques verres de vins, je me souviens que je dois appeler Arthur. Ca y est, c’est la fin en fait. Arthur m’explique que Paul s’est fait cambriolé ce qui a inquiété du voisinage qui ont donc appeler la police… C’est notre deuxieme oncle, Alain, qui l’aurait appris dans le journal le matin meme. Paul s’est fait interpellé le 8.

Mon parrain a ete adorable le lendemain : il est venu me chercher a l’hotel, nous avons dejeuner avec ses deux petits loups, puis il m’a appelé un taxi pour rentrer « le plus tot possible » lui ai-je demandé.

C’est ma mere qui est venu me chercher a la gare, 3 mois sans la voir, c’etait peut etre la premiere fois de ma vie que cela m’arrivait. Ses petits joues gonflées par son large sourire m’a donné chaud au coeur.
Puis s’en est suivi les retrouvailles avec l’oncle, atrocement touché par la « disparition » de son frere. Ou comment devenir quasi-bipolaire en deux jours. Dan essaye de gerer les choses, il connait un peu le fonctionnement de la prison. Il dit vouloir etre la pour nous 4 (les 4 enfants de paul), et nous l’entendons. Mais durant la premiere semaine ses cries et ses pleures furent, avouons-le relativement insupportable.
La premiere nuit dans l’appartement de mon pere fut tres etrange. J’avais feuilleté dans la soiree tous les derniers dessins de Paul, qui deviennent de plus en plus apprivoisés. Il m’épate. L’odeur de la couette avec laquelle j’ai dormi me rappelait sa présence, mais il n’etait pas là. Je l’aime ce saligot !

Ma soeur a pris contacte avec un avocat, que nous avons rencontré un peu avant l’audience. Le monsieur a l’air de dire que puisque nous somme a bourgoin jallieu, la juge sera moins clemente que si nous etions a Lyon… Bah oui forcement a Lyon ils ont plus l’habitude devoir ce genre de cas alors ca change tout ! Il est gentil, et nous previent qu’il prefere etre honnête plutôt que de nous decevoir. L’audience a ete le moment le moins drole dans cet histoire.

Autant dire qu’il s’agit d’un retour de voyage assez mouvementé!