Another first day in India

​Me revoilà en Inde, comme deux ans en arrière, cette année c’est à Delhi que j’ai atteri !
La dernière fois je suis partie tranquillement, et revenu avec des embrouilles. Cette fois j’ai rangé le bordel avant de partir et je rentrerai apaisée. 🙂

La dernière fois j’accompagnai une personne qui connaissait l’Inde, et je n’en connaissais rien alors je n’avais rien planifié. Cette fois mon copain et mon frère m’accompagne et j’aimerai voir Varanasi, Bodhgaya, le Rajasthan. J’ai aussi prévu de faire une formation de yoga sur un mois, malgré que je n’en ai pas les moyens (merci maman de m’avancer cette jolie somme!).

Le voyage en avion s’est très bien passé, nous avons eu deux excellents pilotes. Nous sommes arrivés à notre Vijay Inn Hotel au beau milieu de la nuit. Arthur nous y attendait depuis une petite heure. Quel joie de voyager avec un membre de sa famille! Le décalage horaire est toujours aussi fascinant, j’ai entendu la prière des musulmans avant de m’endormir, qu’ils font au levé du soleil autrement dit vers 6h du matin… J’ai chouré la petite palette d’aquarelle du frérot et voila comment je me suis detendue avant de m’assoupir :

Je n’ai pas l’heure, mais je me suis réveillée en début d’apres-midi. Mes yeux me piquent et la fumée de pollution me fait larmoyer lorsque je met le nez dehors. Main bazar, ici c’est le old Delhi, on en voit de toutes les couleurs, les odeurs d’urines se mêlent à a celles des épices et aux nourritures de rues. Pas eu le temps de boire un chai qu’on nous traine déjà dans un office du tourisme! Le premier est un faux, on deguerpi assez vite. 

Le second est gouvernemental mais ne manque pas de tact! Je demande pour reserver un train pour Varanasi, la période est apparement très occupée, pas de train de libre avant une semaine… Nous aimerions quitter la capitale plus rapidement. Après nous avoir demander ce que nous voulions voir en inde il commence à gribouiller sur son cahier les villages du Rajasthan alignés avec le calendrier du mois en cours, il finit par tapoter sur sa calculatrice. Il ajoute sur son carnet 75 000 « -For both of you » et 39 000 « -For you only » arthur venait de préciser qu’il prenait un avion retour le 18 ou le 19 novembre. Il précise « -Taxi, Hotel and Breakfast included »… Taxi ? Qui a parlé de taxi ? Ca commence à faire du pognon cette histoire… Après négociation « – 22 000 per person » il écrit. Il m’a semblait avoir une approbation des garçons, on commence la procédure, autant dire signé un bout de papier et donner 1500 roupies d’acompte. Il nous offre deux jours de visite à Delhi en taxi avant le départ! Mais au moment d’aller chercher la caillasse, Arthur est sceptique… Bah oui il ne fait que 3 semaines de voyage, il a pas envie de passer son temps dans un taxi à regarder l’Inde à travers une vitre! Il a raison ce n’est pas le genre de voyage qui m’intéresse non plus, ca commence à etre un peu trop organisé (j’ai déjà un mois de pris pour la formation..) Pas de problème, on va annuler.
De retour à l’office de tourisme « -Sorry but we changed our mind, we don’t want a taxi for one month in Rajasthan. » je dis. Ali, notre hôte nous demande 25% d’indemnités pour annuler le contrat… Quoi ? 22 000 roupies dans le cul ? « -No no I will don’t pay all this money for nothing » Je suis calme, mais je suis gênée de le rendre agacé, lui a perdu du temps à vendre des services qui ne lui rapporterait rien. Les garçons sont debout, j’entend Arthur qui marmonne « -bon on se casse ? ». Ali dit qu’on peut partir, il appellera notre hôtel… Je ne suis pas certaine qu’il puisse faire grand chose pour réclamer l’argent, mais je ne veux surtout pas partir dans cette situation. Je lui réponds « -I don’t want to leave you in this kind of situation, we can find an arrangment ». Finalement Mike propose de changer le contrat, les deux jours de visites à Delhi et le trajet jusqu’Agra en taxi. Pour 16 500 roupies, un peu cher mais au moins Ali ne perd pas trop à la donne. Il nous ré écrit un contrat, il prend bien soin de compter les 1500 roupies qu’on a deja payé. Et surtout on part en lui serrant la main et tous le monde est content, c’est tout ce qui importe! 
Nous avons été voir le Fort Rouge puis nous sommes rentrés manger un bon plat indien dans la rue de notre hôtel, une petite marche digestive puis retour dans les chambres pour une petit douche fraiche bien meritée. Et on a même pu se brosser les dents car on a penser à s’acheter une bouteille d’eau !

À très vite pour de nouvelles aventures indiennes! Et qui est-ce qui nous rejoinds au pays des épices ?

La baroudeuse

Elle avait de long cheveux noirs, et sûrement la trentaine passée. Elle m’a demandait si on allait vers l’autoroute. Nous étions dans Beaujolais pour les vendanges à ce moment là, à Villefranche-sur-soane. Je lui ai répondu que non et que je ne connaissais pas le coin, tout en me demandant l’intérêt de sa question. En voyant le sac qu’elle avait sur le dos j’ai compris qu’elle voyageait et en est déduit qu’elle voulait faire du stop. Elle avait un accent étranger. « – L’autoroute est juste après le pont » C’est la direction que nous allions prendre alors je lui dit de monter. J’ai voulu lui proposer de mettre ses affaires dans le coffre, mais elle tenait à les garder avec elle. Au niveau de l’autoroute je me gare sur le parking d’un supermarché , elle commence à s’énerver parce que je ne l’ai pas posé devant… «-Je veux juste aller à un endroit ou je peux faire du stop sans qu’on me prenne pour une folle ! »…Je crois que je lui expliquais juste que je ne pouvais pas faire demi-tour si je me rapprochais trop de l’autoroute, son ton m’a tellement surpris que j’ai du faire une mimique de répulsion. Avant d’ouvrir violemment la porte elle me vomi « -Et j’ai pas besoin de travailler dans un supermarché j’ai pas besoin qu’on me pose là ! » La seule phrase que j’ai réussi a déglutir a été « – Je voulais seulement t’aider… » Elle a marmonné des balivernes sur la morale avant de claquer la portière

Son personnage a hanté mes pensées durant quelques jours.

Y-a-t-il un fil de fer rouge ou se dessine une chronologie de vie prédestinée ? Je m’efforce à refuser cette possibilité. Je ressens l’influence de ce qui nous entoure jours après jours. J’aime à penser que chacun à le choix, de ce qu’il fait, de ce qu’il donne aux autres. Si on se comporte avec les autres comme on aimerai qu’on se comporte avec nous on est loin du compte. Alors sera-t-il suffisant d’essayer de s’adapter à chacun ou devrons-nous toujours ressentir cette frustration qu’est la déception ?

Je me suis imaginée qu’elle venait d’un pays ou la prostitution est très présente, qu’on avait trop profité d’elle, et que c’était la raison pour laquelle elle ne pouvait plus donner sa confiance facilement.

Je crois que j’avais besoin de ça, pour me pardonner de ne pas l’avoir rattrapé.

Road trip à Barcelone II

Qu’est-ce qu’un voyage ? Un moment d’évasion… Et ce qui le rend agréable ? Très certainement ceux avec qui tu le partages…

Alors cette fois ; Une petite semaine de vacances qui tombe du ciel, la nouvelle Seat pour la route, et mon rayon de soleil qui partage fraîchement ma vie depuis 3 mois.. ça donne un petit voyage à Barcelone !

On a roulé tranquillement 1 journée avec des petites et de grosses pauses, les montagnes qui limitent la France et l’Espagne ont berçé notre arrivée. 3 belle journées à Barcelone, à marcher, à supporter les caprices de Yahweh, à demander les falafels et un peu de fumette qui viennent à soi comme la pur vérité! En Espagne on peut se rendre dans des coffees shop, à condition de payer une adhésion à l’association ;p!

Bon les espagnols devrait faire des places ou on a pas besoin de bouger la voiture toutes le 4h, ça fait un peu court pour des gens qui veulent flâner dans la ville. La dernière nuit avant le départ a été agitée car…ils ont embarqués la seat à la fourrière! Bon j’avoue j’avais pas mis de ticket, mais les deux horodateurs ne marchaient pas ! En plus la fourrière a changer de place, du coup les deux premiers espagnols qu’ont a interrogé nous ont indiqués le sens inverse par rapport à l’emplacement actuel! Si ça vous arrive la fourrière se trouve au niveau de la graaaaande tour ! On a retrouvé la voiture à 4h du matin, au moment ou je baissais les bras… Mais comme toujours rien ne peut m’arriver, juste 200 boules dans les fesses huhu!

Mais sinon Barcelone c’est chouette ! Et puis y’a Sarah! Et à chaque fois que je reviens je me sens bien. Faut juste se laisser aller. Let love in!

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Merci Mike 🙂

Barcelona, en la ciutad con Sarah.

Hola todos ! Réserver un billet d’avion pour une destination inconnue n’est-ce pas une des plus belles choses qu’on puisse faire ? Mon grand bonheur fût d’apprendre que j’avais un week-end de 4 jours, et que je pouvais enfin aller voir mon amie Sarah au pays des latinosses!

Bon je commence par la fin, car c’est le moins rigolo, surtout pour l’oncle qui a sûrement fait un aller-retour inutile La Tour/Lyon, et mes collègues de boulot qui auraient bien eu besoin de moi ce soir avec l’arrivée des 60 russes… et oui j’ai raté mon avion ce matin, une petite après-midi a l’aeropuerto de Barcelona ça n’a jamais fait de mal à personne. Ça me donne l’occasion d’écrire cet article et puis de faire un peu de méditation. Inch allah.

Poooouah, qu’il fait doux en février a Barcelone les copains ! J’ai atterri samedi en début d’après-midi, 20 degrés a annoncé le pilote de l’avion. En suivant les indication de Sarah’chan, j’ai vite trouvé mon chemin, merci la pastille rouge 46 indiquant le bus qui m’amène directement dans la rue de chez mon amie. Bien sur je ne manque pas d’etre étourdie j’ai oublié mon écharpe indienne en descendant du bus. Comment ne pas perdre ces moyens a la vue de cette tendre créature qui m’attendait calmement. Ta peau sucré et tes lèvres a la fraise !
La ville ne manque pas de vie, bon je crois qu’il ne m’arrivera jamais de déconseiller un pays ou j’ai été..certains diront « Fontaine, je ne boirais jamais de ton eau. » Je dirais certainement « Profondeur océanique,  laisse moi t’ingurgiter jusqu’à la plus petite algue sous-marine. »
La brise méditerranéenne te porte tendrement dans les ruelles catalanes, les boutiques folles de couleurs t’entraînent au rythmes des airs de guitare. Sarah et moi avons passé plusieurs heures à déambuler dans la ville, comme il nous ait arrivé de le faire en France, à Lyon comme à Roanne.

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Sarah, con la Sangria!

« Hoy en mi ventana brille el sol, y el corazon. Se pone triste cuntemplado la ciutad, porque te vas… »

Samedi c’était l’anniversaire de Roberto, un ami a Sarah qui est comédien et venezuelien, adorable comme tout. Sous la tonnelle de la brasserie, la pluie bas son plein. Je comprends peu de choses en espagnol et Roberto ne parle pas vraiment anglais. Je m’inpregne petit à petit de leur conversation, sirotant ma sangria. Ils parlent d’un projet photographique tournant autour des tétons de femme… cela semble intéressant. J’ai mangé une tortillas aux épinards, une sorte d’omelette relativement épaisse, servi avec des tranches de pai  a la tomate et a l’huile d’olive, un vrai regale!
La fin de la soirée est un peu plus confuse, on a débarqué dans un espèce de petit théâtre. Roberto nous a fait patienter quelques instants dans l’entrée. Il h avait des photos de poissons prises sous l’eau, Sarah m’explique que les expositions changent régulièrement… tiens voila Roberto avec deux bodegas de vin rouge! Je crois que c’est le moment ou la musique a démarré et qu’on s’est mise a danser jusqu’à n’en plus pouvoir. Petit retour difficile vers 6h du matin.. huhu.
Bon on a attaqué fort alors on s’est calmé par la suite, tant mieux car dimanche c’etait l’arrivée de la petit chienne de la colocation, Joy, un petit amour (je mettrai les photos en rentrant).

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Avant de rentrer j’ai fini mon séjour par mon premier cours de Yoga. KundaliniYoga, ce que Sarah est en train d’étudier pour un an. Ils commencent leur séance (et la finisse aussi) en récitant le mantra de leur guru, Yogui bajhan en l’occurance. Jusque la rien de surprenant. Le cours est constitué de plusieurs positions qui font travailler les bras et les jambes en général (le dos), tout en respirant de manière soutenu et régulière par le nez. Le rythme semble assez rapide. A chaque fin de cycle (fin d’une position) l’enseignant demande de retenir sa respiration quelques secondes avant d’expirer profondément en soutenant la position. J’ignore ce qu’il s’est reelement passé mais j’ai ressenti quelque chose que je n’avais jamais ressenti auparavant. J’ai été gêné au début du cours, simplement du fait qu’une personne se trouve en face de moi pour m’expliquer ce que je devais faire, mais Elle avait le son de ses mots était très doux et elle a su me rassurer et m’aiguiller. Soutenir ce genre de respiration rapide, participer a un cours de yoga pour la première fois, pratiquer ce genre de positions « actives », ou sentir ces vibrations autour de moi… je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui a empli mon corps de quelque d’indéfinissable. Des fourmillement ont accaparés mes mains et mon pied droit. Lorsque le bol chantant a sonné tout a disparu ou est reaparu.. En sortant j’ai sorti mon corps fatigué, mes yeux étaient grands ouverts.

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Ma maison violette – My purple home

Bonjour, bonsoir, inch allah,

Je crois que tous le monde sait que l’année dernière a été une année folle en émotion pour moi. Mais chaque petites branches qui se prennent dans la roue cèdent et endurcissent le châssis de la chariotte.
Aujourd’hui je me sens libre devant le feu de bois qui brûle dans mon salon. Je me sens pleine de vie quand je vois Yahweh courir dans les champs et je suis tellement heureuse de sentir les regards et les sourires de toutes ces personnes qui viennent partager leur amour dans la maison.
Beaucoup m’ont suivi pendant mon voyage en Inde et je tiens a les remercier de leur présence. J’aimerai aussi remercier tout ceux qui m’ont soutenu a mon retour, pour ce moment difficile, maman, dan, roselyne, maxou, tati flo, sarah, blandine, alex, timo, pierre. Merci à Zoye de m’avoir éclairci sur mon approche avec les autres. J’ai craqué, j’ai essayé, j’ai cherché la solution qui conviendrai le mieux pour tous le monde. J’ai finalement décidé de trouver cette maison, et sans Lucie, merci a toi, je n’aurais jamais pu. J’ai failli laisser tomber, je me suis énervée avec tonton, j’ai picolé, puis je me suis reprise. Merci a papa d’avoir cru en moi. Chaque projet est réalisable, il faut seulement s’en donner la force. Merci a tout ceux qui nous ont aidé pour le déménagement, surtout Etienne et sa chérie, qui ont reçu le prix de la gratitude éternelle des lacostes. Merci a mes collegues de boulot qui m’ont supporter, et qui, sans même connaître ma vie on senti un changement depuis que papa est rentré. Merci a Arthur de faire sourire la petite Lena a nouveau. Merci a Julien de ta présence assagie.
Merci a l’amour que je ressens autour de moi comme un vent chaud, j’espère que vous aussi vous le ressentez autour de vous.

C’est une belle page qui se tourne pour laisser place a l’année 2016, je crois que c’est la première fois que je me projette aussi loin… La maison est magnifique, mais j’ai toujours autant la bougeotte. Je ne sais pas si c’est pour la passion du pays, l’amour envers Ashish, ou l’envie d’apprendre le yoga mais je vais retourner en Inde, et je n’aurai peut être le réponse que la bas, mais c’est comme ça que je veux vivre ma vie.

Merci à vous tous, merci à la vie.

Depuis que je baise, je n’ai plus d’orgasme.

Je sais pas si c’est moi ou les autres qui ont un soucis, mais y’a un truc qui se trame avec le sexe. Encore ce soir, perdu dans un château dans la périphérie de Paris, je regarde dans le couloir de l’hôtel, si le mec qui m’a abordé un peu plu tôt n’est pas toujours la. Bien sur que non. Il est dans sa chambre. Et en plus c’est un blaireau. Comme le dernier avec qui j’ai baisé.
Suis-je si seule que je voudrais passer la nuit avec n’importe qui? Ou peut être n’est-ce que de la curiosité ? De savoir s’il est facile de plaire, comme toujours. Le regard de l’autre sur soi.

La dernière fois il m’est arrivé une histoire stupide. A demander à un ami de se retirer de sur moi. Tous les deux vêtus, il voulait juste « me câliner » disait-il. Je sentais juste son poids insupportable sur le mien. Au beau milieu de la nuit, le sang imbibé de vin blanc et les pensées noires parcourant mon esprit. Pourtant je jouais la nana pleine de vie, d’amour à donner. Je donne un mauvais message ou je suis comme toutes les femmes qui ne savent pas ce qu’elles veulent?

Parfois quand je n’arrive pas à dormir, je me tripote pour me détendre. Je glisse mes doigts sur mes seins fermes et je retire ma culotte. Puis je caresse tendrement mon clitoris. Et je sens cette onde qui envahie mon corps et me donne des sursauts de plaisir. Il y a deux semaines comme a mon habitude, j’ai voulu dormir profondément après des heures d’acharnement… Mais le plaisir ne venait pas. Peut être que je deviens frigide si moi même je n’arrive pas à me procurer de plaisir. Ou peut être que j’ai tout simplement besoin d’amour.

Depuis que mon père est rentré.

Depuis que mon père est rentré je connais des ascenseurs emmotionels, etripée entre ma folle envie d’ici et d’ailleurs et le bonheur de voir son sourire me raconter ses histoires bringuebalantent, coincée entre l’envie d’écrire et le désir passionnel de l’écouter encore et encore… dans son monde.

« -Carole, je t’en ai pas parlé, c’etait un été, une belle femme. Elle m’a recalé complet. Elle m’a dit que d’habitude on s’embrassait puis après on baisait, mais là on s’était pas encore embrassé.
Avant mon séjour au centre pénitentiaire, j’étais déjà passionné par l’art sous toutes ses formes. L’architecture, la photographie, la peinture, la lecture, la bande-dessiné.
Qu’est-ce qu’ils  veulent ? Qu’est-ce que je leur ai fait de mal ? Pourquoi ils m’enferment aussi longtemps ? Je voulais juste fumer mon p’tit buzz en regardant mes belles et fidèles femmes grandir et fleurir, comme la lumière du soleil qui se lève chatoyante sur les plaines mouvantes.
Kkkkhhh. La grille se ferme, je ne respire plus.
La vie s’emmêle entre l’autoradio qui annonce fademment les dernières nouvelles et les cries barbares des co-pilotes qui meuglent des insultes.
Le temps est long, mon seul repère vivant se trouve dans les quelques mots que j’arrive à écrire au monde exterieur…
Je lui souris comme un enfant, mais il ne comprend pas. Dans la file de promenade, mes co-pilotes sont fades eux. Je voudrais courir et sauter, mais je suis le seul. Ici ils veulent juste leur bouffe et leur pikouze. J’essai de me fondre mais je suis ce que je suis. Tu te foues de ma gueule Lacoste? Mais il n’en ai rien.
« -Non mais je suis juste comme ça moi, je sourie à la vie. »
Mais il ne voit que mon allure nonchalante, faigniant la naïveté.
Après des heures, et des jours, et des semaines, perdu dans mon esprit solitaire, j’ai fini par reprendre des activités créatives pour ne pas me perdre dans cet abbatoire. J’ai repris le dessin, sur du papier journal (seul papier facilement accessible en ces temps durs), au fusain (envoyé gentiement par les rares admiratrices qu’il me reste). J’ai participé a des activités, comme le théâtre, la mise en oeuvre du journal, j’ai pu avoir accès à a la bibliothèque! J’ai demandé à ma fille de m’envoyer des photos de personnages connus. J’ai pu travaillé la lumière sur du papier kraft, avec du crayon gras au sépia.
-Mais elles sont chiantes ces femmes intrusives…
Le matériel me manque, quand je pense à ce que j’ai du recevoir chez moi, et ma peinture à l’huile qui m’attend depuis plusieurs années.
« -Et t’en as pas marre toi de garder ton calbut sous la douche? »
J’en viens à compter les jours avant ma sortie. J’ai hâte d’entendre les oiseaux chanter, voir le soleil se coucher derrière les arbres que j’appercois de ma fenêtre, écouter la musique que je veux quand je veux, observer la lune dans la lunette du telescope que les enfants m’ont offert pour Noël dernier. Entendre sa voix dans le combiné de mon téléphone, vivre en me racontant ce qu’elle vie.
-Pourquoi tu veux pas la baiser toi ? Ma fille me demande.
-Non mais faut que je me soigne…je veux me preserver…pour la femme que j’aime.
Dehors il fait froid et je ne vois personne que je connais devant la porte. J’attrape une cigarette… ha j’appercois ma fille qui marche rapidement, c’est donc elle qui me ramène. C’est comme ça que ça fini, ou que ça recommence, je ne sais pas nous verrons bien.
Il est bon de revoir sa famille après ces quelques mois.
Dans ma chambre, peu de choses ont bougé. Bien que le plupart de mon materiel informatique et photographique ait disparu, je suis heureux de retrouver mes montres, mes charlie hebdos et mes pinceaux…
La peintures à l’huile m’attend. C’est une nouvelle aventure artistique qui commence. »

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Mon manguier grandit. My mango tree is growing up.

Since my dad came back i know emmotionnels elevators, traped between my crazy desir to be here and there and the hapyness to see his wonderfull smile telling me about his storied, traped between writing and that passionel desir to listen him again and again…on his own world.

« -Carole, i didn’t talk to you about her, one summer, a wonderfull woman. She completely put me out. She told me usually we kissed eachother and then we fucked, but we didn’t kissed yet eachother at this time.
Before my stay at the penitantiary center, i was already crazy about every king of art. The architechture, the photography, the painting, the reading, the comics.
What they want ? Did i make something wrong to them ? Why they lock me up that much time ? I just wanted to smoke my little joint looking my faithful and gorgious women growing up with flowers.
Kkkkhhh. The metal gate is locking up, i can’t breath anymore.
The life get mixed up with last bad news from radio and wild scream from my copilots.

I can  count every seconds, my only pleasur is these few words that i can write to this out world.

I’m smiling to him like a child, but he don’t understand. At this wainting walk, my copilots seems so sad near to me. I would like to run and jump, but i am the only one. Here, they just want to drink and to take their drugs. I’m trying, but i am what i am. Are you laughing at me Lacoste ? But it’s not the way. « -Not at all, i’m just like that, i smile everytime. »

After hours,  days, and weeks lost in my mind, i finally started again my old habits. I restarted to draw, on newspaper ( the only kind Of paper i could Find) with charcoal (send by One of my nice followers). I participated in activities, such a theater, the implementation of the newspaper. I get access to the library! I asked to my daughter to send me pictures of famous characters. I worked on light brown paper, with grease pencil to sepia.

-But they are so intrusive these women…

I miss a lot of materials, i can imagine all things i received at my home, and my oil painting awaits me since several years.

-Are you not bored to keep your underpants on shower ?

Now  i count the days before my freedom. I miss to hear birds singing, the sunset that perceive behind trees from my window, listen the music that i want when i want, watch the moon on my telescope gifted by my children last christmas. Her voice in the handset of my phone, living and telling me about her life.

-Why ? You don’t want to fuck her? My daughter asks me.

 -No… I must look after myself …I want to preserve… for the women I love.

Outside it’s cold and there is nobody waiting for me. I grab a cigaret… Ha i perceive my daughter walking quickly. She is the one who pick me up at home. This is the end, or mayb ethe beginning. I don’t know, i will see.*

It’s good to see our family after these few months.

In my room, little has moved. Even if my photographic and computer equipment are gone, I’m happy to find my watches, my charliehebdo and my brushes.

The oil painting is waiting for me. That’s a new artistic adventure wich is beginning. »

Souvenir d’un indien.

Après mon périple en Inde avec ma belle équipe de francais, nous nous sommes séparés. J’ai appris à ressentir plus qu’à analyser, merci Patrick. J’ai décidé de passer par un joli village pour découvrir des temples que je n’avais pas encore vu dans le sud, Sravanabelagola est un très joli village jaïn, très reposant si vous avez l’occasion d’y aller.

Puis j’ai décidé d’aller voir un village de refugiés tibétains, si je pouvais apprendre à connaitre un peu cette religion qui me fascine depuis toute petite j’en serais plus qu’heureuse… Pour dormir dans le village il fallait s’y prendre à l’avance, j’ai donc loué une chambre dans le village d’à côté : à Kushalnagar. La chambre était peu chère, mais très vite je me suis rendue compte que le lit était infesté de petites bêtes qui s’amusaient à me piquer quand bon leur semblait. La première nuit j’ai pu dormir un peu. Le lendemain j’ai passé une journée très apaisante au temple d’or, ou un moine m’a gentiement fait visiter les lieux sans rien attendre en retour. La deuxieme nuit les piqûres se sont bien développées et il m’était impossible de fermer l’oeil. J’ai essayé de m’allonger sur le sol, un peu eloigné du lit les bestioles ne viendraient peut être plus. J’avais tort. Je me suis assise sur une chaine, espérant une fois de plus un peu de calme sur ma peau irritée. J’en ai profité pour essayé de m’endormir dans cette position, un objet à la main, pour voir combien de temps je mettrais. Les saletés grimpaient toujours pour me sucer le sang!
Agacée, j’ai attrapé ma couverture et mon sac à dos, pensant aller prendre l’air. Mais il faisait déjà nuit, et en Inde il y a des couvre-feu… Le receptionniste m’a rappelé à l’ordre et m’a invité à le suivre. Parler un peu me détendra peut être.
Nous avons passer une heure dans sa chambre à discuter. Il ne parlait pas très bien anglais et moi non plus mais avec un peu de patience on arrivait à se faire comprendre. Nous avons parlé de notre cursus scolaire, de nos frères et soeurs, de nos parents… arrivée une certaine heure je me suis excusée de devoir partir. La route m’attendait le lendemain assez tôt dans la matinée. Mieux vaut une bonne nuit de sommeil avant un trajet en bus indien !
J’ai attrapé mon sac qui se trouvait sur le sol tout proche de la porte. Là j’ai sentie sa présence très proche de moi. L’embarras a commencé à gagner le fond de mon estomac jusqu’à remonter dans le fond de ma gorge. J’ai vu une lueur nouvelle dans ses yeux, il m’a attrapé les deux bras fermement. Il m’a murmuré « Just two minuts please « . Il ne voulait pas seulement que je reste deux minutes de plus, il voulait découvrir sa sexualité avec la première etrangère qui voudrait bien de lui. Surprise, je lui ai d’abord fait les yeux ronds. J’avais du mal à comprendre. Mais il ne voulait plus me lâcher. Je sentais ses doigts serrés de plus en plus contre moi. Tantôt il essayait de poser ses lèvres sur les miennes, tantôt il essayait de me serrer contre lui. Je refusais tant bien que mal. Mais je ne pouvais pas passer. Il a même essayé d’éteindre la lumière, en se rendant bien compte de la debilité de la chose étant donné qu’il ne voyait plus rien. Je n’avais plus d’autre solution, je me suis enervée. Ça devait être la premiere fois que je m’énervait en anglais! J’ai du lui dire un truc du genre  » I don’t want it! You think we can do something in two minuts ?  » Il continuait de répéter  » just two minuts please « . Mon anglais un peu bas de gamme, je ne pouvais pas bien lui faire comprendre grand chose. Alors je lui ai dit très sérieusement en le regardant dans les yeux « I can be really angry ? You know what is angry? » Son étreinte s’est ralachée doucement. Je ne sais plus trop ce qu’il s’est passé à ce moment, je me souviens juste que je l’ai pris dans mes bras, comme pour le consoler, comme si je comprenais.
Je suis partie dans ma chambre. Il est venu me rejoindre, pour s’excuser milles fois. Nous avons passer la nuit à continuer de discuter. Il ne comprenait pas comment j’avais eu un controle sur lui. Il m’a posé des tonnes de question. Il a été très étonné lorsqu’il a appris que je n’était pas « pure ». Il m’a dit à un moment que ces bestioles m’attaquaient parce que je n’était pas pure, car lui elles ne l’attaquaient pas… J’ai remercié le ciel cette nuit là, d’avoir était bon, d’avoir écouter les prières qu’en Inde je faisais tous les jours. Merde j’aurai pu tomber sur un fou qui m’aurait vraiment violé. Non, j’attaquais sereinement la partie de mon voyage seule en sachant que rien de mal ne peut m’arriver.

Si Dieu existe, je le remercie d’etre là dans tous les moments difficiles. Les belles choses doivent être écrites, on pourrait penser que ce qui nous arrive de triste doit être oublié, mais ce sont aussi des belles choses qui nous apprennent à vivre plus sereinement jour après jour.

Touriste ou voyageur ?

Cela fait quelques temps que je veux écrire un article à propos de la différence entre le touriste et le voyageur. Pendant mon voyage en Inde à plusieurs reprises j’ai entendu « Mais il fait trop le touriste lui! », de manière péjorative. Pourquoi le touriste est-il mal vu par certain ? Pourquoi être voyageur serait plus attirant ? Peut être imagine-t-on le touriste avec des lunettes de soleil sur la côte d’azur bronzant sur la plage et le voyageur avec son gros sac a dos escaladant l’Himalaya… Et on en est certainement pas très loin. Question de point de vue. Mais voyons les choses d’un peu plus loin.

Finalement le touriste de France ou de quelque pays que ce soit, se rend simplement dans un lieu qu’il ne connaît pas. Pour se reposer, pour visiter, pour apprendre à connaître les personnes qui y vivent. Il part en vacances, non? Et si il reste longtemps à cet endroit, avec un gros sac à dos, devient-il voyageur pour autant ? Je n’en suis pas sur. Parce qu’un jour il rentre chez lui. Il a sa famille, ses parents, ou ses amis qu’il veut retrouver. Mais il peut être curieux!

Alors que le voyageur… je pense qu’il ne rentre pas. Ou qu’il a créé des liens amicaux tellement purs qu’il n’a pas besoin d’être régulier. Il vagabonde, car il a tellement soif de vie qu’il la passe ici et là. Ce doit être fou d’être curieux à ce point! Ou triste de ne s’attacher à rien… ou tout simplement fort de n’avoir besoin de rien.

Pour ma part je suis une touriste, avec un attrait fort vers le voyage, que je ne comblerai peut être que par des jolis voyages comme celui que j’ai vécu en Inde.
Et vous ? Touriste ou voyageur ? Vous les voyez comment ?