Depuis que je baise, je n’ai plus d’orgasme.

Je sais pas si c’est moi ou les autres qui ont un soucis, mais y’a un truc qui se trame avec le sexe. Encore ce soir, perdu dans un château dans la périphérie de Paris, je regarde dans le couloir de l’hôtel, si le mec qui m’a abordé un peu plu tôt n’est pas toujours la. Bien sur que non. Il est dans sa chambre. Et en plus c’est un blaireau. Comme le dernier avec qui j’ai baisé.
Suis-je si seule que je voudrais passer la nuit avec n’importe qui? Ou peut être n’est-ce que de la curiosité ? De savoir s’il est facile de plaire, comme toujours. Le regard de l’autre sur soi.

La dernière fois il m’est arrivé une histoire stupide. A demander à un ami de se retirer de sur moi. Tous les deux vêtus, il voulait juste « me câliner » disait-il. Je sentais juste son poids insupportable sur le mien. Au beau milieu de la nuit, le sang imbibé de vin blanc et les pensées noires parcourant mon esprit. Pourtant je jouais la nana pleine de vie, d’amour à donner. Je donne un mauvais message ou je suis comme toutes les femmes qui ne savent pas ce qu’elles veulent?

Parfois quand je n’arrive pas à dormir, je me tripote pour me détendre. Je glisse mes doigts sur mes seins fermes et je retire ma culotte. Puis je caresse tendrement mon clitoris. Et je sens cette onde qui envahie mon corps et me donne des sursauts de plaisir. Il y a deux semaines comme a mon habitude, j’ai voulu dormir profondément après des heures d’acharnement… Mais le plaisir ne venait pas. Peut être que je deviens frigide si moi même je n’arrive pas à me procurer de plaisir. Ou peut être que j’ai tout simplement besoin d’amour.

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Depuis que mon père est rentré.

Depuis que mon père est rentré je connais des ascenseurs emmotionels, etripée entre ma folle envie d’ici et d’ailleurs et le bonheur de voir son sourire me raconter ses histoires bringuebalantent, coincée entre l’envie d’écrire et le désir passionnel de l’écouter encore et encore… dans son monde.

« -Carole, je t’en ai pas parlé, c’etait un été, une belle femme. Elle m’a recalé complet. Elle m’a dit que d’habitude on s’embrassait puis après on baisait, mais là on s’était pas encore embrassé.
Avant mon séjour au centre pénitentiaire, j’étais déjà passionné par l’art sous toutes ses formes. L’architecture, la photographie, la peinture, la lecture, la bande-dessiné.
Qu’est-ce qu’ils  veulent ? Qu’est-ce que je leur ai fait de mal ? Pourquoi ils m’enferment aussi longtemps ? Je voulais juste fumer mon p’tit buzz en regardant mes belles et fidèles femmes grandir et fleurir, comme la lumière du soleil qui se lève chatoyante sur les plaines mouvantes.
Kkkkhhh. La grille se ferme, je ne respire plus.
La vie s’emmêle entre l’autoradio qui annonce fademment les dernières nouvelles et les cries barbares des co-pilotes qui meuglent des insultes.
Le temps est long, mon seul repère vivant se trouve dans les quelques mots que j’arrive à écrire au monde exterieur…
Je lui souris comme un enfant, mais il ne comprend pas. Dans la file de promenade, mes co-pilotes sont fades eux. Je voudrais courir et sauter, mais je suis le seul. Ici ils veulent juste leur bouffe et leur pikouze. J’essai de me fondre mais je suis ce que je suis. Tu te foues de ma gueule Lacoste? Mais il n’en ai rien.
« -Non mais je suis juste comme ça moi, je sourie à la vie. »
Mais il ne voit que mon allure nonchalante, faigniant la naïveté.
Après des heures, et des jours, et des semaines, perdu dans mon esprit solitaire, j’ai fini par reprendre des activités créatives pour ne pas me perdre dans cet abbatoire. J’ai repris le dessin, sur du papier journal (seul papier facilement accessible en ces temps durs), au fusain (envoyé gentiement par les rares admiratrices qu’il me reste). J’ai participé a des activités, comme le théâtre, la mise en oeuvre du journal, j’ai pu avoir accès à a la bibliothèque! J’ai demandé à ma fille de m’envoyer des photos de personnages connus. J’ai pu travaillé la lumière sur du papier kraft, avec du crayon gras au sépia.
-Mais elles sont chiantes ces femmes intrusives…
Le matériel me manque, quand je pense à ce que j’ai du recevoir chez moi, et ma peinture à l’huile qui m’attend depuis plusieurs années.
« -Et t’en as pas marre toi de garder ton calbut sous la douche? »
J’en viens à compter les jours avant ma sortie. J’ai hâte d’entendre les oiseaux chanter, voir le soleil se coucher derrière les arbres que j’appercois de ma fenêtre, écouter la musique que je veux quand je veux, observer la lune dans la lunette du telescope que les enfants m’ont offert pour Noël dernier. Entendre sa voix dans le combiné de mon téléphone, vivre en me racontant ce qu’elle vie.
-Pourquoi tu veux pas la baiser toi ? Ma fille me demande.
-Non mais faut que je me soigne…je veux me preserver…pour la femme que j’aime.
Dehors il fait froid et je ne vois personne que je connais devant la porte. J’attrape une cigarette… ha j’appercois ma fille qui marche rapidement, c’est donc elle qui me ramène. C’est comme ça que ça fini, ou que ça recommence, je ne sais pas nous verrons bien.
Il est bon de revoir sa famille après ces quelques mois.
Dans ma chambre, peu de choses ont bougé. Bien que le plupart de mon materiel informatique et photographique ait disparu, je suis heureux de retrouver mes montres, mes charlie hebdos et mes pinceaux…
La peintures à l’huile m’attend. C’est une nouvelle aventure artistique qui commence. »

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Mon manguier grandit. My mango tree is growing up.

Since my dad came back i know emmotionnels elevators, traped between my crazy desir to be here and there and the hapyness to see his wonderfull smile telling me about his storied, traped between writing and that passionel desir to listen him again and again…on his own world.

« -Carole, i didn’t talk to you about her, one summer, a wonderfull woman. She completely put me out. She told me usually we kissed eachother and then we fucked, but we didn’t kissed yet eachother at this time.
Before my stay at the penitantiary center, i was already crazy about every king of art. The architechture, the photography, the painting, the reading, the comics.
What they want ? Did i make something wrong to them ? Why they lock me up that much time ? I just wanted to smoke my little joint looking my faithful and gorgious women growing up with flowers.
Kkkkhhh. The metal gate is locking up, i can’t breath anymore.
The life get mixed up with last bad news from radio and wild scream from my copilots.

I can  count every seconds, my only pleasur is these few words that i can write to this out world.

I’m smiling to him like a child, but he don’t understand. At this wainting walk, my copilots seems so sad near to me. I would like to run and jump, but i am the only one. Here, they just want to drink and to take their drugs. I’m trying, but i am what i am. Are you laughing at me Lacoste ? But it’s not the way. « -Not at all, i’m just like that, i smile everytime. »

After hours,  days, and weeks lost in my mind, i finally started again my old habits. I restarted to draw, on newspaper ( the only kind Of paper i could Find) with charcoal (send by One of my nice followers). I participated in activities, such a theater, the implementation of the newspaper. I get access to the library! I asked to my daughter to send me pictures of famous characters. I worked on light brown paper, with grease pencil to sepia.

-But they are so intrusive these women…

I miss a lot of materials, i can imagine all things i received at my home, and my oil painting awaits me since several years.

-Are you not bored to keep your underpants on shower ?

Now  i count the days before my freedom. I miss to hear birds singing, the sunset that perceive behind trees from my window, listen the music that i want when i want, watch the moon on my telescope gifted by my children last christmas. Her voice in the handset of my phone, living and telling me about her life.

-Why ? You don’t want to fuck her? My daughter asks me.

 -No… I must look after myself …I want to preserve… for the women I love.

Outside it’s cold and there is nobody waiting for me. I grab a cigaret… Ha i perceive my daughter walking quickly. She is the one who pick me up at home. This is the end, or mayb ethe beginning. I don’t know, i will see.*

It’s good to see our family after these few months.

In my room, little has moved. Even if my photographic and computer equipment are gone, I’m happy to find my watches, my charliehebdo and my brushes.

The oil painting is waiting for me. That’s a new artistic adventure wich is beginning. »