Essai culinaire pour le bus magique I

Dhal à la carotte et sa raita aux oignons rouges.

Préparation : J’ai fait revenir – 1/2 oignon, 2 gousses d’ail, un cuillère de curry, une pincé de cumin, 1/2 piment rouge, 1 carotte et demi, 1 tomate. Puis j’ai ajouté 1 dose de lentille corail pour 3 d’eau que j’ai laissé cuire durant 20 minutes! Une ch’tiote lampé de lait de coco et bimbamboum ! Pour la raita j’ai finement coupé 1/2 oignons rouges et un bout de concombre que j’ai mélangé à du yaourt de brebis!

Annotation : Le dhal est pas trop épicé, l’équilibre légume/lentille est sympa. Il y a trop de cumin pour moi et je mettrai un peu moins de lait de coco aussi. Pou Alex je devrais couper les carottes plus petites. Et pour la raita, le yaourt de brebis est à proscrire absolument, trop sucré !

Si vous voulez gouter au prochain essai c’est chez moi que ça se passe, à Corrençon-en-Vercors ! Et sinon j’amènerai bientôt mes petits plats indiens dans vos soirées les copains !

 

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Âme éveillée 

Il y a 9 mois tu as commencé à te former dans mon ventre. L’espace de quelques semaines nous avons cohabité. Tu me faisais mal au seins mais je ne savais pas que c’était toi. J’ai eu conscience de ta présence seulement quelques jours. Je ne t’ai pas senti, et il en vallait mieux ainsi. Mes pensées tourbillonaient durant cette petite semaine. Je ne peix plus ecouter mon intuition dans ce genre de situation. Beaucoup d’émotions me viennent. Si tu étais là,  peut-être était-ce le moment de devenir maman. Dans une vie ou on échappe au contrôle, ou on lache prise et on accepte ce quil se passe autour de nous cela serait compréhensible. J’ai eu peu pour toi, que tu te retrouves là ou tu ne voulais pas être ; sans amour et sans savoir d’ou tu viens. Mon histoire a joué un rôle important dans ma decision, bien sur. Je m’enervais tres facilement, comme tu etais lié a moi, je me dis que peut-être tu en as décidé ainsi. Aujourd’hui ton enveloppe corporelle commence certainement à se recréer autre part ou peut-être  que tu vas bientôt enfin voir le jour quelque part sur cette planète. Je suis certaine que ton âme sera satisfaite là ou ta prochaine vie se deroulera. Et maintenant je sais je sais que tu m’as permis d’avancer à un moment ou j’étais prise au piège… Merci à toi, Âme éveillée. 

Ashish Ek.pada

I’ve been thinking about this many time before it happend. You and me travelling on the road. Your voice stayed in my mind those two years. I was suppose to come back to see you again. The first time was so quickly. From Goa to Delhi, walking on the aeroport, knowing that you’ll be there, how amazing it was. Words can be so confusing sometimes, and next day they look so clear, pure and lovely. Since my first travel in India, you’ve been the only one wich care about me. Asking for news, sharing few staff about your life, giving some advices…

<<- How are you my friend Mary? >> You told me when you finally saw me. We talked few minutes before going on your bike. We spend one week in this big city, you were always catching my hand to bring them more closer to you, to make ourself more closer. You introduce me to a lot of friend to you. For once I enjoyed Delhi !
We were lazy, but we did a lot in one week ! Going to the climbing place, cooking, spending some time with Fred, drinking with your two friend, having some visit, speaking with your old friend, listening live music in the mosque, stayinga this tatoo funny place…
And then we left. A long bus travel towards the mountain, to reach this sweet Daramshala. The weather was so sweet. Down the indian/tibetan/touristic place is full of people and cars and noise, for sur! Slowly, step by step, going up and up, nature comes to you. Birds begin to sing. Wind is smoothly touching your skin. Monkeys are more and more. Houses are less and less. The stairs disapear and let some space to the rocks, waterfalls, jungle…and quiet-minded people.
Water come to my eyes when i’m thinking of it, because i left this place, this family, and you my love. But i know that everything is still here, and when i want i can feel it again, deep inside me.

Ces histoires dont on ne veut pas entendre parler.

Avec Emile on a décidé d’aller au lac ce jours – là. Il faisait chaud, très chaud. Je me suis enroulée dans une tranche de jambon et me suis mise à gémir face à une belette. (Quand Emile ecrit dans mon cahier) J’avais une folle envie de me rafraîchir. On a prit la seat, il connaissait un endroit sympa. Avec les toutous les plages nous sont interdites. Sur le trajet nos trois compagnons eument l’air par les fenêtres, l’odeur de la liberté. Il y a une petite bande de terre pour se garer au bord de la route avant de descendre raide sur une dizaine de mètres pour accéder au doux lac d’Aiguebelette de nos fraiches campagnes. Je laisse toujours la laisse à Yahweh pour quand on descend de la voiture, comme ça il ne s’echappe pas subrepticement. En bas j’enlève mes chaussures après avoir détaché Yaya. Les deux loulous d’Emile sont déjà dans l’eau. Yahweh est un peu plus peureux, il aboit, mais n’ose pas descendre de son rocher. C’est vrai que l’eau est profonde. Je m’imagine déjà me laisser flotter et sentir toute cette fraicheur envahir mon corp. Mon maillot de bain est dans la voiture, je remonte pieds nus. Yaya veut me suivre. <<-Reste avec Emile, loulou!>> Est-ce qu’il va me suivre? Je pourrais lui mettre sa laisse au cas ou… Il n’y en a que pour une minute. Arrivée en haut le chemin est plus court, alors j’attend Yahweh qui est deux mètres plus bas. Bien sur il ne vient pas, c’est toujours comme ça quand il sait que je vais l’attraper. Je lui demande d’attendre, court à la voiture, ouvre le coffre et là…j’entend une voiture arrivée derrière moi. Yahweh est en face de moi  <<-Yahweh c’est non!>> Il me regarde et a très bien compris ce que je lui dit, son oreille se tend. <<-Viens là!>> Je crie. La voiture passe comme un éclair. Yaya a disparu l’espace de quelques secondes. Ses couinements aiguës ont suivi le gros     <<-Pan>> lorsque la voiture a heurté mon Yahweh. Mon intuition l’a vu venir mais j’ai préféré écouter mon ego : <<-Il va m’écouter cette fois.>> Lorsqu’il a réapparu sa pate faisait un angle droit vers le haut, puis elle est tombée. Il a eu le reflexe de revenir sur le bord de la route, mais de là il ne bougeait plus, il me regardait et couinait toujours. Le sang s’est mis a couler de sa pate. J’ai attrapé du papier wc dans le coffre et j’ai couru entourer sa blessure. Je n’ai rien eu le temps de faire. Je lui crie dessus. <<- COMBIEN DE FOIS JE T’AI DIT C’EST NON LES VOITURES! Ca va pas la tête! Regarde ta pate maintenant ! On va faire quoi ?! >> Je crie et je pleure en même temps. Et lui il couine encore. Je dois l’amener au veto le plus proche. 

Emile est remonté en trombe demander ce qu’il se passe. Le chauffeur est revenu aussi poir s’excuser, je lui ai dit qu’il pouvait partir, mon chien a l’habitude de courrir apres les voitures, il n’y étais pour rien. Emile m’a trouvé un vétérinaire. Il m’a porté Yahweh pour le mettre dans la voiture. Sur le trajet je n’arrête pas de me repeter que j’aurai du attacher Yaya avant de remonter. Comment je peux demander aux gens d’agir consciemment si moi même je ne le fais pas ?…

Yaya a 16 points de sutures, 2 pièces de metal dans la pate. Une colerette pour une dizaine de jours. Et pas plus d’une heure de promenade par jour durant les deux mois qui arrivent. Il a eu beaucoup de chance finalement, ça aurait pu être pire. Merci à toi, notre bonne étoile

Un homme désespéré

L’histoire de mes expériences peut-elle servir à quelqu’un ? En tout cas l’oncle Dan est curieux et je suis ravie de l’entendre. En parlant d’utilité, je me souviens ce jour ou Schlomo a survolé mon blog et m’a fait remarquer que je racontais beaucoup de choses mais très peu de ressentis, d’émotions… Ou bien celui ou Timo m’a demandé « Mais tu ressens rien toi ?! » Bien sur que je ressens. Je ressens des émotions, des peurs, des douleurs, des sentiments, des sensations, je ressens même des connections parfois. Bon pour la plupart du temps j’ai besoin d’un peu de temps pour le réaliser…et encore plus pour l’exprimer. Comme si mes propres valeurs de vivre dans le présent étaient déjà un combat.

C’était durant mes trois semaines à Daramshala. Je venais de passer une nuit mouvementée, je suis sortie m’aérer. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il était dehors aussi et a entamé la discussion avec moi. Cet homme me semblait plein de bonnes volontés les jours précédents, mais ce matin là il avait besoin d’échanges et de réponses. Il me raconte qu’il travaille dans une entreprise ou il donne des conférences pour donner de l’ambition aux gens qui y assistent. J’ai appris plus tard qu’il s’agit en fait d’une grosse arnaque pour se faire de l’argent sur le dos de pauvres personnes usées par la vie. Ignorante, et ressentant son désespoir, je voulais seulement passer un moment avec lui pour l’aider dans sa quête de vérité. Il me dit aussi qu’il voit peu sa famille et surtout son petit garçon. Il a besoin de changement. Il a fait un cours de méditation deux jours plus tôt et me confit que ses démons l’ont hantés tout du long. Il me dit qu’il me trouve sereine et me demande ce qui moi me rend heureuse. Nous sommes assis sur le rebord de la terrasse, je regarde la vallée ensoleillée en face de nous. Je dois hésiter quelques instants car il ajoute qu’il ne veut pas entendre ce que j’ai appris pendant ma formation de yoga. Je lui ai répondu que j’adorais passer du temps avec mes amis, sentir que je suis utile pour les autres me fait me sentir bien et la réponse n’en est pas si loin. J’ai conscience que la plupart du temps des choses se passent autour de moi sans que je n’y puisse rien changer. Mais aussi que je suis maître de ce que je fais et que je peux faire la différence entre ce que je ne peux simplement pas faire et ce que je suis capable de réaliser. Se donner la force de ce que l’on veut, c’est se rendre heureux.

Plaisirs éphèmeres 2/2

Les soirées s’entremêlent. Elle tourbillonne sur la piste. Mon sang est débordant d’alcool. Je ne veux pas qu’elle imagine quoi que ce soit avec moi, je lui rappelle souvent mais elle lève les yeux au ciel comme si elle s’en foutait. Je veux juste garder contact avec elle, parce qu’elle me fait rire. Nous avons du passé 3 ou 4 nuits tous les deux, j’ai appris à la caresser comme elle aime. La musique est tellement assourdissante que je me penche au dessus d’elle pour lui chuchoter « Tu danses avec tous le monde mais tu sais avec qui tu vas rentrer. » Je ne sais même pas si j’en ai envie mais j’aime m’allonger contre elle et me dire qu’elle fera ce que je lui demande. On a rie et on a rie encore, entre quelques ébats on se partage quelques moments de vie. Ce soir là, on fête le départ de mon bon ami, et bien sur on ramène la brunette à la maison. Elle est un peu fatiguée cette nuit-là, mais elle nous suit quand même. On échange des banalités comme à notre habitude autour d’un verre de vin. L’eau de la douche se met à couler, elle suit mon acolyte et me demande de les rejoindre. Son petit corps nu m’appelle. On est serrés tous les trois, il fait bon. Elle nous embrasse chacun notre tour et s’accroche à nous comme un petit singe. Je lui fourre mes doigts à l’intérieur et l’eau ruisselante sur son visage elle jouit doucement. On a partagé un dernier verre avant d’aller nous allonger tous les trois. Elle est un peu trop extravagante, elle rit aux éclats. Pour faire partir la flemme, un peu de tendresse est nécessaire, surtout avec elle. Elle est allongée entre nous deux, comme à son habitude tournée vers moi. Je pose le bout de mes doigts sur sa cuisse et les remonte doucement jusqu’à ses fessiers, pour enfin caresser sa petite perle. Tout son corps se met à gigoter, elle gémit un peu en se mordant la lèvre inférieur. Elle nous caresse tous les deux. C’est dur pour moi de partager ses moments-là, a la fin je cois qu’elle m’entend car elle vient sur moi et oublie totalement notre partenaire. Son bassin remue au dessus de moi, elle prend appuie sur mon torse sans me griffer. Le timbre de sa voix se fait de plus en plus aiguë et quand elle se retire elle s’exclame « Haan, enfin! ».

L’école en Inde

Bonjour, bonsoir,

​Je pense que j’ai toujours eu du mal avec système le scolaire, trop exigeant et trop stricte pour moi. C’est la principale raison qui fait que j’ai eu du mal à me lancer dans le yoga, de peur d’être jugée, que je doive écouter et me taire, sans trop penser. Aujourd’hui j’ai envie d’apprendre. J’étais réticente avant d’arriver ici, que l’apprentissage soit trop impersonnel… Je suis à l’école Parimukti depuis seulement deux jours et je me sens déjà comme chez moi ! Je me sens entourée de personnes emplies de bonnes intentions. Nous sommes 5 étudiantes, et autant d’enseignants. Nous avons des emplois du temps bien charges du genre 7-9h Asana, 10-11h Anatomy, 11h15-12h30 Alignment, 15h30-16h45 Philosophy, 17-18h15 Asana or Teacher methodology et 18h30-19h30 Meditative Practice ! Les journées vont être longues, ou courtes selon le point de vue. Nous avons attaqués avec une petite cérémonie ou nous nous sommes presentés les uns aux autres, ici la question est : pourquoi sommes nous ici ? Et celle qui vient ensuite est , qui sommes nous ?…

J’ai fait mon premier speach devant la classe cet apres-midi, j’etais toute nerveuse vous auriez du me voir ! Comme c’est étrange de s’exprimer devant plusieurs personnes, de s’affirmer, d’être sur de soi, d’apporter quelque chose de vrai et de pur.

J’ai du mal à dormir, à chaque que je pars je pense à ceux que j’ai laissé et ça me trotte dans la tête. J’espère que le yoga m’aidera à raccourcir cette periode de transition.

À très bientôt, je vous souhaite de vous sentir aussi libre que je le suis !

Plaisirs éphémères 1/2

Parfois ça devrait commencer par une bonne petite claque sur la fesse droite. Bien sûr, nous devons laisser s’installer une certaine tension pour qu’à maintes reprises ces corps lâches et nus puissent user d’un peu de complicité. Dehors il fait froid, mais au dedans les âmes jeunes et folles dansent ivres d’incontinence. Ce soir là,  la jolie brunette est partie avec un jeune vagabond, pourvu qu’elle est passée un bon moment. C’est sympatoche de s’amuser, même si le lendemain il faut retourner travailler. De jour comme de nuit on échange quelques mots, on apprend à se connaître, jusqu’à ce qu’une forme d’osmose s’installe.

Cette nuit-là la petite blonde est partie assez tôt mais notre jolie brunette est restée. Elle nous regarde échanger nos balivernes avec mon ami, de temps en temps elle va changer la musique en se tremoussant. On ne regarde plus l’heure dans ces moments là. Lorsque The coasters se sont mis à chanter,  Kali a completement pété une durite! Elle remuait ses hanches au milieu de ma chambre. Si elle voulait mettre du piquant dans notre soirée, elle l’avait déjà fait. Elle a subitement fichu son joli petit cul sur le bar derrière lequel je me trouvais dévorant le torse et le cou de mon acolyte de comptoir. Ses petits doigts ont glissé le long de ses hanches jusqu’à ces épaules laissant visible son dos nu marqué d’un insecte ailé. Je me suis absenté quelques instants et le temps que je revienne ses fesses fermes claquaient contre le pubis de mon amigo! Elle gémissait et se cambrait en s’accrochant à mes draps. Je regardais seulement, je ne voulais pas en être, mais elle ne m’a pas vraiment laissé le choix…

C’est pas mon trucs ce genre de choses, c’est tellement mieux à deux. Elle a posé ses lèvres sur mon chibre et elle me regardait soufflant de plaisir. Quand la température a baissé, j’en ai profité pour me siroter un petit Clan Campbell. Mon ami l’a envoyé balader quand elle s’est mise à parler de son aventure de l’autre soir, puis il s’est rapidement endormi. Nous on a discuté encore un peu avant de se mettre au lit, il y en a qui bosse le matin! Elle se tortillait contre moi alors je lui est expliqué qu’on pouvait dormir enlacés mais que je coucherai pas avec elle. J’ai ma vie moi. Cette diablesse s’est assise sur moi et m’a chevauchée tendrement. « Je le savais que t’étais un bon coup! » M’a-t-elle murmuré.

Episode 1

Act 1. Scène 1.

Dans l’aéroport un homme tient une pancarte « Welcome to Geneva Abi ». Les passagers sortent, et Abi se dirige nonchalamment vers son chauffeur.

CHAUFFEUR : Bonsoir Monsieur, je vous conduis chez Vishnu. 

Le chauffeur range les bagages dans le coffre, et tout deux rentres dans la voiture. Abi roupille sur le trajet, les images s’intercalent avec Vishnu chez lui ecrivant sur sa machine à écrire et brulant un encens quand il voit l’heure. Arrivé a destination, Abi toque à la porte.

Act 1. Scène 2.

ABI : Ah, here you are ! (Il enlace rapidement son ami) I’m so exausted ! My wife sent me fourteen messages since I left her ! (Il laisse ses affaires dans l’entrée et s’affale dans le canapé, portable en main)

VISHNU : I am also happy to see you my friend…

ABI : Come on ! We don’t need to be polit, right ? Since how much time I know you ? You smoked your first bidee with me… (Il sort une cigarette et commence à chercher son briquet)

VISHNU : You gave me my first one ! Such a good friend ! And by the way, i don’t smoke anymore…

ABI : Really ? So I can’t smoke inside ?

VISHNU : You can use the balcony… You wanna drink something ?

ABI : What’s my possibilities ?

VISHNU : (Il ouvre son frigo) Hum, a beer..an orange juice..or a chaï.

ABI : That’s all ? Why like this ?

VISHNU : Take what you got and enjoy !

ABI : So, a beer, the only drink with a little bit of alcohol you got.

Il prend la bière et sort sur le bacon. Vishnu se prépare un chaï avant de le rejoindre.

VISHNU : (Voyant son ami une fois de plus sur son téléphone ) How is she ?

ABI : She ? Who are you talking about ?

VISNHU : Your wife ? You’re not answering to her ?

ABI : (Ricanant) No, that’s my life in India. In Switzerland, I do what I do, like a new life.

VISHNU : What you mean ? Who are you talking with ? You cheat your wife  ? What am I suppose to tell her ?

ABI : Calm down, shanti shanti. I don’t cheat her, she don’t know anything et she don’t need to know. Life is short my friend, we should enjoy it. And look how beautiful she is… (Il lui montre son téléphone)

VISHNU :That’s not my business !

ABI : Come on ! Don’t tell me that you didn’t meet any woman in Switzerland ?

VISHNU : No, I’m still waiting for Anoushka.

ABI : Anoushka ? She left you 3 years ago ! You did’0n’t see anyone since this time ?

VISHNU : Life will bring me back to her. I know it.

ABI : You’re still writing this stupid book, han? Let all those shit behind you. European women are so amazing !

VISHNU : I don’t need this kind of desir. Come inside, I’ll play a nice music for you !

ABI : (Rentrant) Don’t worry, I’ll present you someone, I know what you need.

VISHNU : And I also knowwhat you’re able to do, don’t be stupid with your old friend. I got a lot of work. Anyway, listen that! 

Il met en route un cd, de la musique Suisse retenti. Abi se sert une autre bière et commence à gigoter sur la musique.

ABI : How weird are those sounds, sometimes I miss music from Goa…

VISHNU : Junkie music, you mean !

ABI : Such a funny junkie you were ! With your paon plum on your head !

VISHNU :We we  so young…

ABI : We are still kids ! We should make party ! I got few days before starting work. I know a really nice place here !

VISHNU : I don’t know, busy those days…

ABI : Ho please Vivi, we can’t se eachother that much !

VISHNU :You know how mh work is tiring…

ABI : You just work on the morning, you got a lot of time !

VISHNU : I can’t go out late otherwise I’ll be not at time !

ABI : Just one or two time, for your old friend.

VISHNU : ..maybe…you know how to do…each time
Les images s’interchangent avec la scène 3.

Quand je ferme les yeux, je vois des choses.

Il m’arrive de fermer les yeux et de percevoir des formes un peu floues au premier abord, elles deviennent très distinctes petit à petit. Comme si j’arrivais à figer une scène dans mon esprit. 

Ce matin j’ai vu une couleur. Comme une fenêtre ouverte sur un ciel d’été, ou sur l’eau calme de la mer morte. Un bleu clair et déroutant qui se fait manger rapidement par le noir qui l’encercle. Sa vision est tellement courte que je le regarde profondément. Et il m’appaise silencieusement.