11 novembre 2018

C’était le 11 novembre 2018, j’ai commencé à perdre les eaux tout doucement vers minuit. J’étais seule et j’ai eu du mal à la croire les premiers instants car j’étais seulement à 36 semaines et 2 jours de grossesse. Puis j’ai compris, là je t’ai parlé un peu, en te disant que tu pouvais arriver, que tout allait bien se passer. Papa était parti à un concert ce soir là, il est arrivé vers 1h, il a été malade toute la nuit, il n’arrêtait pas de vomir. Je lui en ai un peu voulu de ne pas être là pour moi, mais c’était pas grave, tant que tout se passait bien. J’étais sereine et excitée à la fois ! J’ai un peu tardé à appeler quelqu’un pour m’amener à l’hôpital, car j’espérais que papa aille mieux et qu’il nous emmenerait. J’ai échangé quelques textos avec ma soeur cette nuit là, qui m’a rassurée en me disant que les contractions n’étaient pas très rapprochées, que j’avais le temps. Je m’étais tellement préparer à accepter la douleur, que je n’ai pas eu mal. Ma respiration accompagnait les vagues de contractions de manière très fluide. Finalement c’est Mette qui m’a répondu en premier, j’étais sur qu’elle serait disponible. Quant elle est arrivée j’avais très envie d’aller aux toilettes, je me demande d’ailleurs si mon col n’était pas déjà prêt, car on lit souvent qu’une femme ressent le besoin de pousser quand le moment arrive. Mette a appelé les pompiers car elle devait penser que me mettre dans sa voiture n’était pas jouable, il faut dire que je ne sortais plus des toilettes ! Jusqu’ici tout allait bien.

Dans le camion de pompiers, on m’a installé sur un lit. Ils ont certainement vérifier mon rythme cardiaque ou des conneries, je ne sais plus. Ils me faisaient la conversation, comme si ce qui était en train de se passer était anodin ! Un bébé est sur le point de voir le jour bordel ! Sur le coup j’ai lâché prise, je ne pensais qu’à détendre tous mes membres entre chaque contractions. Avec du recul je trouve la fin de cet accouchement d’une absurdité folle ! D’ailleurs les contractions ont commencé à devenir désagréables, en même temps je ne pouvais plus me lever avec leur perfusion inutile « au cas ou ». Un des pompiers m’a dit « il faut que je vérifie votre col », alors j’ai baissé mon pantalon. Cet ignorant ne s’est même pas assis et sans même me toucher à déclaré « euh…1cm « . Il avait l’air tout gêné, je ne crois pas qu’il ait bien vu mon col d’ou il se trouvait. Au moins il n’aura pas été intrusif !

En arrivant à l’hôpital de Voiron, on me confit à la sage-femme qui s’est occupée de mon accouchement. Elle a inspecté mon col, en mettant ses doigts cette fois, je pense moins d’une heure après « l’examen » du pompiers, pour me dire  » Ton col est prêt, il faut juste attendre que bébé descende.  » Elle m’a donc amené dans la pièce de l’accouchement.

La pièce était froide, bien que peinte en rose ou en violet. On aurait dit une vieille pièce dédié à un autre usage qu’on aurait recyclé. À l’entrée il y a avait des poubelles sur roulettes… Au fond un évier avec un plant de travail. Au centre un grand lit avec un dossier inclinable. La sage-femme m’a dit que si je voulais marcher ou être installée dans une position particulière c’était possible… Comme j’étais branchée, je sentais bloquée dans mes mouvements, j’aurai voulu pouvoir bouger librement sans l’aide de personne. J’aurai du tout arracher! Elle revenait régulièrement vérifier les battements de ton coeur et cela m’empêchait de me détendre. Mette était là par intermittence, elles ne m’ont pas vraiment laissée seule. Elles m’ont installé sur le sol à un moment avec un oreiller, une position dans laquelle je ne me sentais pas du tout à l’aise. Mette a essayé de me masser les reins. À un moment là sage-femme me demande si j’avais une idée particulière pour la position de l’expulsion. Je lui ai répondu « à quatre pates, ou suspendu ». Je venais de m’allonger sur le dos quand elle est venue inspecter ta position. « Il est prêt, on va pouvoir commencer à pousser. » J’allais pour me relever quand elle m’a repoussé contre le lit en me tendant un linge torsadé « Ça fera comme si vous étiez suspendu. » Elle ne m’a en fait pas laissé le choix. Malgré ma réticence envers les hopitaux, j’avais travaillé sur moi pour que ce jour précisément je lâche prise, pour que le contrôle ne prenne pas le dessus. J’ai décidé de faire confiance. Je n’ai donc pas imposé ma volonté. Mais je ne vois pas l’intérêt de me demander mon avis pour finalement ne pas le prendre en compte ! Elle parlait avec une voix douce mais avec une certaine monotonie désagréable. Elle m’a demandé d’expirer sur le coté, elle m’a fait intellectualiser ma respiration en fait. Ce qui a du complètement bloquer le coté naturelle de ce moment. J’ai l’impression d’avoir pousser très fort, beaucoup trop fort, et que tu ne viendrais jamais. Mette me tenait la main à ma droite. La sage-femme m’a proposé de toucher ta tête. Je n’ai senti que le sommet de ton crâne car tu étais encore à l’intérieur. Ton crâne était tout souple, cela m’a permis de réaliser ou tu te trouvais, tout proche. Mette a demandé si elle pouvait voir, j’ai répondu « Non tu regardes pas ma minette! » 

 Elle me disait de pousser et je m’executai. Je me suis sentie comme une bestiole, les jambes en l’air, qu’on accoucherai à la file indienne, je me suis sentie malmenée. Bien que certainement les trois personnes qui m’accompagnaient essayaient de faire de leur mieux. La sage-femme m’a fait angoissé quand elle m’a dit un truc du genre « Non mais la faut pousser de l’intérieur sinon… » J’avais bien accepté les contractions, mais je ne t’ai pas offert l’énergie vitale qu’on peut apporter par une respiration sereine. Je me sentais pousser dans le vide. J’ai gémit, grondé, grogné de douleur…Tu ne venais pas. C’est au moment où je m’y attendais le moins que tu es sortie, pendant que je criai. Et la première chose que je t’ai dit c’est « Ha bon? Deja? J’ai cru que tu n’arriverais jamais » La sage-femme m’a dit quelques instants plus tard « J’ai du mettre un coup de scalpel hein. » Ha oui merci de prevenir. Elles ont du couper le cordon pour te poser sur mon ventre, car il était trop court, moi qui aurait voulu te le laisser le plus longtemps possible. 

 Puis je t’ai caressé. Tu es restée un moment sur mon ventre, sereine. Je me sentais fatiguée, mais heureuse et… J’avais mal. Une autre sage-femme s’est occupée de te peser et t’habiller, pendant que l’atelier couture battait son plein. Ça a été le moment le plus long et le plus douloureux de cet accouchement. Tu es née sans péridurale, mais pour cette partie j’ai acceptée le gaz et même avec c’était rude. J’ai été follement heureuses les premiers jours, les premières semaines ! Puis j’en ai bavais !..des mois, avec la rééducation, à avoir des pesanteurs désagréables qui t’empechent de marcher, de tenir debout, de porter un bébé, de faire ce que je voulais en fait.., j’ai eu des fuites urinaires, je me suis sentie sale, je me suis sentie seule, je me suis sentie handicapée, je me suis sentie démunie. Bien sûr une part est inévitable, car l’accouchement demande une énergie phénoménale ! Mais il y a une part qui pour moi aurai pu être évité, si on m’avait écouté, si je m’étais écouté. Une chose est sûr, si un jour je décide de mettre au monde un deuxième enfant, ce sera chez moi.

Publicités

Arc

IMG_7835

Je m’apaise et grandi à la plus petite lueur de lumière. Je vis depuis plus de 100 ans dans cette forêt. Ils m’ont taillé grossièrement à la hache pour me dessiner une silhouette fine, longue et droite, comme pour ressembler à un bambou plein, autant dire un manche à balai. Ces petits malins ont pris soin d’utiliser les lus anciennes couches de mon bois. Plus tendrement, ils m’ont raboté, et poncé, tout en m’assouplissant petit à petit pour m’apprendre à me courber. L’un après l’autre il tentent de me prendre en main et de se familiariser avec moi. Les jours passent et je m’attendris. Ils fixent une corde pourpre tressée à mes deux extrémités. Ils m’emmènent dans un champ pour m’essayer et ensemble nous atteignons une cible, se donnant un peu plus d’équilibre l’un à l’autre. Au creux de mes nœuds on me chuchotes des mots doux. J’étais Buis, je suis devenu Arc.

IMG_7841

Essai culinaire pour le bus magique I

Dhal à la carotte et sa raita aux oignons rouges.

Préparation : J’ai fait revenir – 1/2 oignon, 2 gousses d’ail, un cuillère de curry, une pincé de cumin, 1/2 piment rouge, 1 carotte et demi, 1 tomate. Puis j’ai ajouté 1 dose de lentille corail pour 3 d’eau que j’ai laissé cuire durant 20 minutes! Une ch’tiote lampé de lait de coco et bimbamboum ! Pour la raita j’ai finement coupé 1/2 oignons rouges et un bout de concombre que j’ai mélangé à du yaourt de brebis!

Annotation : Le dhal est pas trop épicé, l’équilibre légume/lentille est sympa. Il y a trop de cumin pour moi et je mettrai un peu moins de lait de coco aussi. Pou Alex je devrais couper les carottes plus petites. Et pour la raita, le yaourt de brebis est à proscrire absolument, trop sucré !

Si vous voulez gouter au prochain essai c’est chez moi que ça se passe, à Corrençon-en-Vercors ! Et sinon j’amènerai bientôt mes petits plats indiens dans vos soirées les copains !

 

IMG_7824

 

 

Âme éveillée 

Il y a 9 mois tu as commencé à te former dans mon ventre. L’espace de quelques semaines nous avons cohabité. Tu me faisais mal au seins mais je ne savais pas que c’était toi. J’ai eu conscience de ta présence seulement quelques jours. Je ne t’ai pas senti, et il en vallait mieux ainsi. Mes pensées tourbillonaient durant cette petite semaine. Je ne peix plus ecouter mon intuition dans ce genre de situation. Beaucoup d’émotions me viennent. Si tu étais là,  peut-être était-ce le moment de devenir maman. Dans une vie ou on échappe au contrôle, ou on lache prise et on accepte ce quil se passe autour de nous cela serait compréhensible. J’ai eu peu pour toi, que tu te retrouves là ou tu ne voulais pas être ; sans amour et sans savoir d’ou tu viens. Mon histoire a joué un rôle important dans ma decision, bien sur. Je m’enervais tres facilement, comme tu etais lié a moi, je me dis que peut-être tu en as décidé ainsi. Aujourd’hui ton enveloppe corporelle commence certainement à se recréer autre part ou peut-être  que tu vas bientôt enfin voir le jour quelque part sur cette planète. Je suis certaine que ton âme sera satisfaite là ou ta prochaine vie se deroulera. Et maintenant je sais je sais que tu m’as permis d’avancer à un moment ou j’étais prise au piège… Merci à toi, Âme éveillée. 

Ashish Ek.pada

I’ve been thinking about this many time before it happend. You and me travelling on the road. Your voice stayed in my mind those two years. I was suppose to come back to see you again. The first time was so quickly. From Goa to Delhi, walking on the aeroport, knowing that you’ll be there, how amazing it was. Words can be so confusing sometimes, and next day they look so clear, pure and lovely. Since my first travel in India, you’ve been the only one wich care about me. Asking for news, sharing few staff about your life, giving some advices…

<<- How are you my friend Mary? >> You told me when you finally saw me. We talked few minutes before going on your bike. We spend one week in this big city, you were always catching my hand to bring them more closer to you, to make ourself more closer. You introduce me to a lot of friend to you. For once I enjoyed Delhi !
We were lazy, but we did a lot in one week ! Going to the climbing place, cooking, spending some time with Fred, drinking with your two friend, having some visit, speaking with your old friend, listening live music in the mosque, stayinga this tatoo funny place…
And then we left. A long bus travel towards the mountain, to reach this sweet Daramshala. The weather was so sweet. Down the indian/tibetan/touristic place is full of people and cars and noise, for sur! Slowly, step by step, going up and up, nature comes to you. Birds begin to sing. Wind is smoothly touching your skin. Monkeys are more and more. Houses are less and less. The stairs disapear and let some space to the rocks, waterfalls, jungle…and quiet-minded people.
Water come to my eyes when i’m thinking of it, because i left this place, this family, and you my love. But i know that everything is still here, and when i want i can feel it again, deep inside me.

Ces histoires dont on ne veut pas entendre parler.

Avec Emile on a décidé d’aller au lac ce jours – là. Il faisait chaud, très chaud. Je me suis enroulée dans une tranche de jambon et me suis mise à gémir face à une belette. (Quand Emile ecrit dans mon cahier) J’avais une folle envie de me rafraîchir. On a prit la seat, il connaissait un endroit sympa. Avec les toutous les plages nous sont interdites. Sur le trajet nos trois compagnons eument l’air par les fenêtres, l’odeur de la liberté. Il y a une petite bande de terre pour se garer au bord de la route avant de descendre raide sur une dizaine de mètres pour accéder au doux lac d’Aiguebelette de nos fraiches campagnes. Je laisse toujours la laisse à Yahweh pour quand on descend de la voiture, comme ça il ne s’echappe pas subrepticement. En bas j’enlève mes chaussures après avoir détaché Yaya. Les deux loulous d’Emile sont déjà dans l’eau. Yahweh est un peu plus peureux, il aboit, mais n’ose pas descendre de son rocher. C’est vrai que l’eau est profonde. Je m’imagine déjà me laisser flotter et sentir toute cette fraicheur envahir mon corp. Mon maillot de bain est dans la voiture, je remonte pieds nus. Yaya veut me suivre. <<-Reste avec Emile, loulou!>> Est-ce qu’il va me suivre? Je pourrais lui mettre sa laisse au cas ou… Il n’y en a que pour une minute. Arrivée en haut le chemin est plus court, alors j’attend Yahweh qui est deux mètres plus bas. Bien sur il ne vient pas, c’est toujours comme ça quand il sait que je vais l’attraper. Je lui demande d’attendre, court à la voiture, ouvre le coffre et là…j’entend une voiture arrivée derrière moi. Yahweh est en face de moi  <<-Yahweh c’est non!>> Il me regarde et a très bien compris ce que je lui dit, son oreille se tend. <<-Viens là!>> Je crie. La voiture passe comme un éclair. Yaya a disparu l’espace de quelques secondes. Ses couinements aiguës ont suivi le gros     <<-Pan>> lorsque la voiture a heurté mon Yahweh. Mon intuition l’a vu venir mais j’ai préféré écouter mon ego : <<-Il va m’écouter cette fois.>> Lorsqu’il a réapparu sa pate faisait un angle droit vers le haut, puis elle est tombée. Il a eu le reflexe de revenir sur le bord de la route, mais de là il ne bougeait plus, il me regardait et couinait toujours. Le sang s’est mis a couler de sa pate. J’ai attrapé du papier wc dans le coffre et j’ai couru entourer sa blessure. Je n’ai rien eu le temps de faire. Je lui crie dessus. <<- COMBIEN DE FOIS JE T’AI DIT C’EST NON LES VOITURES! Ca va pas la tête! Regarde ta pate maintenant ! On va faire quoi ?! >> Je crie et je pleure en même temps. Et lui il couine encore. Je dois l’amener au veto le plus proche. 

Emile est remonté en trombe demander ce qu’il se passe. Le chauffeur est revenu aussi poir s’excuser, je lui ai dit qu’il pouvait partir, mon chien a l’habitude de courrir apres les voitures, il n’y étais pour rien. Emile m’a trouvé un vétérinaire. Il m’a porté Yahweh pour le mettre dans la voiture. Sur le trajet je n’arrête pas de me repeter que j’aurai du attacher Yaya avant de remonter. Comment je peux demander aux gens d’agir consciemment si moi même je ne le fais pas ?…

Yaya a 16 points de sutures, 2 pièces de metal dans la pate. Une colerette pour une dizaine de jours. Et pas plus d’une heure de promenade par jour durant les deux mois qui arrivent. Il a eu beaucoup de chance finalement, ça aurait pu être pire. Merci à toi, notre bonne étoile

Un homme désespéré

L’histoire de mes expériences peut-elle servir à quelqu’un ? En tout cas l’oncle Dan est curieux et je suis ravie de l’entendre. En parlant d’utilité, je me souviens ce jour ou Schlomo a survolé mon blog et m’a fait remarquer que je racontais beaucoup de choses mais très peu de ressentis, d’émotions… Ou bien celui ou Timo m’a demandé « Mais tu ressens rien toi ?! » Bien sur que je ressens. Je ressens des émotions, des peurs, des douleurs, des sentiments, des sensations, je ressens même des connections parfois. Bon pour la plupart du temps j’ai besoin d’un peu de temps pour le réaliser…et encore plus pour l’exprimer. Comme si mes propres valeurs de vivre dans le présent étaient déjà un combat.

C’était durant mes trois semaines à Daramshala. Je venais de passer une nuit mouvementée, je suis sortie m’aérer. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Il était dehors aussi et a entamé la discussion avec moi. Cet homme me semblait plein de bonnes volontés les jours précédents, mais ce matin là il avait besoin d’échanges et de réponses. Il me raconte qu’il travaille dans une entreprise ou il donne des conférences pour donner de l’ambition aux gens qui y assistent. J’ai appris plus tard qu’il s’agit en fait d’une grosse arnaque pour se faire de l’argent sur le dos de pauvres personnes usées par la vie. Ignorante, et ressentant son désespoir, je voulais seulement passer un moment avec lui pour l’aider dans sa quête de vérité. Il me dit aussi qu’il voit peu sa famille et surtout son petit garçon. Il a besoin de changement. Il a fait un cours de méditation deux jours plus tôt et me confit que ses démons l’ont hantés tout du long. Il me dit qu’il me trouve sereine et me demande ce qui moi me rend heureuse. Nous sommes assis sur le rebord de la terrasse, je regarde la vallée ensoleillée en face de nous. Je dois hésiter quelques instants car il ajoute qu’il ne veut pas entendre ce que j’ai appris pendant ma formation de yoga. Je lui ai répondu que j’adorais passer du temps avec mes amis, sentir que je suis utile pour les autres me fait me sentir bien et la réponse n’en est pas si loin. J’ai conscience que la plupart du temps des choses se passent autour de moi sans que je n’y puisse rien changer. Mais aussi que je suis maître de ce que je fais et que je peux faire la différence entre ce que je ne peux simplement pas faire et ce que je suis capable de réaliser. Se donner la force de ce que l’on veut, c’est se rendre heureux.

Plaisirs éphèmeres 2/2

Les soirées s’entremêlent. Elle tourbillonne sur la piste. Mon sang est débordant d’alcool. Je ne veux pas qu’elle imagine quoi que ce soit avec moi, je lui rappelle souvent mais elle lève les yeux au ciel comme si elle s’en foutait. Je veux juste garder contact avec elle, parce qu’elle me fait rire. Nous avons du passé 3 ou 4 nuits tous les deux, j’ai appris à la caresser comme elle aime. La musique est tellement assourdissante que je me penche au dessus d’elle pour lui chuchoter « Tu danses avec tous le monde mais tu sais avec qui tu vas rentrer. » Je ne sais même pas si j’en ai envie mais j’aime m’allonger contre elle et me dire qu’elle fera ce que je lui demande. On a rie et on a rie encore, entre quelques ébats on se partage quelques moments de vie. Ce soir là, on fête le départ de mon bon ami, et bien sur on ramène la brunette à la maison. Elle est un peu fatiguée cette nuit-là, mais elle nous suit quand même. On échange des banalités comme à notre habitude autour d’un verre de vin. L’eau de la douche se met à couler, elle suit mon acolyte et me demande de les rejoindre. Son petit corps nu m’appelle. On est serrés tous les trois, il fait bon. Elle nous embrasse chacun notre tour et s’accroche à nous comme un petit singe. Je lui fourre mes doigts à l’intérieur et l’eau ruisselante sur son visage elle jouit doucement. On a partagé un dernier verre avant d’aller nous allonger tous les trois. Elle est un peu trop extravagante, elle rit aux éclats. Pour faire partir la flemme, un peu de tendresse est nécessaire, surtout avec elle. Elle est allongée entre nous deux, comme à son habitude tournée vers moi. Je pose le bout de mes doigts sur sa cuisse et les remonte doucement jusqu’à ses fessiers, pour enfin caresser sa petite perle. Tout son corps se met à gigoter, elle gémit un peu en se mordant la lèvre inférieur. Elle nous caresse tous les deux. C’est dur pour moi de partager ses moments-là, a la fin je cois qu’elle m’entend car elle vient sur moi et oublie totalement notre partenaire. Son bassin remue au dessus de moi, elle prend appuie sur mon torse sans me griffer. Le timbre de sa voix se fait de plus en plus aiguë et quand elle se retire elle s’exclame « Haan, enfin! ».

L’école en Inde

Bonjour, bonsoir,

​Je pense que j’ai toujours eu du mal avec système le scolaire, trop exigeant et trop stricte pour moi. C’est la principale raison qui fait que j’ai eu du mal à me lancer dans le yoga, de peur d’être jugée, que je doive écouter et me taire, sans trop penser. Aujourd’hui j’ai envie d’apprendre. J’étais réticente avant d’arriver ici, que l’apprentissage soit trop impersonnel… Je suis à l’école Parimukti depuis seulement deux jours et je me sens déjà comme chez moi ! Je me sens entourée de personnes emplies de bonnes intentions. Nous sommes 5 étudiantes, et autant d’enseignants. Nous avons des emplois du temps bien charges du genre 7-9h Asana, 10-11h Anatomy, 11h15-12h30 Alignment, 15h30-16h45 Philosophy, 17-18h15 Asana or Teacher methodology et 18h30-19h30 Meditative Practice ! Les journées vont être longues, ou courtes selon le point de vue. Nous avons attaqués avec une petite cérémonie ou nous nous sommes presentés les uns aux autres, ici la question est : pourquoi sommes nous ici ? Et celle qui vient ensuite est , qui sommes nous ?…

J’ai fait mon premier speach devant la classe cet apres-midi, j’etais toute nerveuse vous auriez du me voir ! Comme c’est étrange de s’exprimer devant plusieurs personnes, de s’affirmer, d’être sur de soi, d’apporter quelque chose de vrai et de pur.

J’ai du mal à dormir, à chaque que je pars je pense à ceux que j’ai laissé et ça me trotte dans la tête. J’espère que le yoga m’aidera à raccourcir cette periode de transition.

À très bientôt, je vous souhaite de vous sentir aussi libre que je le suis !

Plaisirs éphémères 1/2

Parfois ça devrait commencer par une bonne petite claque sur la fesse droite. Bien sûr, nous devons laisser s’installer une certaine tension pour qu’à maintes reprises ces corps lâches et nus puissent user d’un peu de complicité. Dehors il fait froid, mais au dedans les âmes jeunes et folles dansent ivres d’incontinence. Ce soir là,  la jolie brunette est partie avec un jeune vagabond, pourvu qu’elle est passée un bon moment. C’est sympatoche de s’amuser, même si le lendemain il faut retourner travailler. De jour comme de nuit on échange quelques mots, on apprend à se connaître, jusqu’à ce qu’une forme d’osmose s’installe.

Cette nuit-là la petite blonde est partie assez tôt mais notre jolie brunette est restée. Elle nous regarde échanger nos balivernes avec mon ami, de temps en temps elle va changer la musique en se tremoussant. On ne regarde plus l’heure dans ces moments là. Lorsque The coasters se sont mis à chanter,  Kali a completement pété une durite! Elle remuait ses hanches au milieu de ma chambre. Si elle voulait mettre du piquant dans notre soirée, elle l’avait déjà fait. Elle a subitement fichu son joli petit cul sur le bar derrière lequel je me trouvais dévorant le torse et le cou de mon acolyte de comptoir. Ses petits doigts ont glissé le long de ses hanches jusqu’à ces épaules laissant visible son dos nu marqué d’un insecte ailé. Je me suis absenté quelques instants et le temps que je revienne ses fesses fermes claquaient contre le pubis de mon amigo! Elle gémissait et se cambrait en s’accrochant à mes draps. Je regardais seulement, je ne voulais pas en être, mais elle ne m’a pas vraiment laissé le choix…

C’est pas mon trucs ce genre de choses, c’est tellement mieux à deux. Elle a posé ses lèvres sur mon chibre et elle me regardait soufflant de plaisir. Quand la température a baissé, j’en ai profité pour me siroter un petit Clan Campbell. Mon ami l’a envoyé balader quand elle s’est mise à parler de son aventure de l’autre soir, puis il s’est rapidement endormi. Nous on a discuté encore un peu avant de se mettre au lit, il y en a qui bosse le matin! Elle se tortillait contre moi alors je lui est expliqué qu’on pouvait dormir enlacés mais que je coucherai pas avec elle. J’ai ma vie moi. Cette diablesse s’est assise sur moi et m’a chevauchée tendrement. « Je le savais que t’étais un bon coup! » M’a-t-elle murmuré.